Léa Salamé : pourquoi « les Russes » lui font peur
Le 2 février, Léa Salamé est arrivée très en retard à la rédaction de France 2 après avoir été convoquée à l’Assemblée nationale pour être entendue par une commission parlementaire chargée d’examiner la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public. Sa matinée d’audition explique son arrivée tardive au 20 heures, a précisé la journaliste.

Le 2 février, Léa Salamé est arrivée très en retard à la rédaction de France 2 après avoir été convoquée à l’Assemblée nationale pour être entendue par une commission parlementaire chargée d’examiner la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public. Sa matinée d’audition explique son arrivée tardive au 20 heures, a précisé la journaliste.
La présentatrice du journal télévisé de France 2 a été entendue à partir de 10 heures pendant deux heures trente par la commission mise en place en octobre dernier. Cette audition est intervenue avant celle de son confrère Laurent Delahousse, ont rapporté les comptes rendus de la matinée.
Les questions portaient principalement sur la « double casquette » de Léa Salamé au sein de France Télévisions : salariée et présentatrice du 20 heures, elle est aussi coproductrice depuis plus de trois ans de l’émission Quel(le) époque, qu’elle a créée et pensée. Lors de son audition, elle a défendu l’absence d’incompatibilité entre ces fonctions.
Sa défense : maîtrise éditoriale, émergence de talents et protection juridique
Devant la commission, Léa Salamé a expliqué qu’être coproductrice lui permettait d’« émerger de nouveaux talents » et d’exercer une maîtrise éditoriale et un droit moral sur le format. « Si je n’étais pas coproductrice, cette émission pourrait sans mon accord être animée par quelqu’un d’autre », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’elle ne souhaitait pas voir le programme racheté par une société étrangère sans son aval, citant à titre d’exemple une société russe.
La journaliste a par ailleurs affirmé qu’aucune incompatibilité « juridique, légale, ni éditoriale » ne s’opposait à l’exercice simultané des deux rôles dans le cadre de son contrat de travail avec France Télévisions. Elle a précisé avoir créé sa société de production, à l’instigation selon elle de Laurent Ruquier, pour se protéger d’un éventuel licenciement futur.
Sur sa situation personnelle, la députée européenne Raphaël Glucksmann, compagnon de Léa Salamé, a été évoqué au cours de l’audition. La journaliste a rappelé avoir déjà adopté une ligne de conduite claire en 2019, lorsqu’il s’est porté candidat aux élections européennes : elle s’est retirée de l’antenne le jour même de sa candidature, « contre l’avis » de sa hiérarchie à l’époque, et a dit avoir procédé de même en 2024.
Interrogée sur l’éventualité d’une candidature de Raphaël Glucksmann à la présidentielle de 2027, Léa Salamé a déclaré : « S’il est candidat, je sors de l’antenne et je sors immédiatement ». Ces propos ont été repris dans les comptes rendus de l’audition.
La justification invoquée par la journaliste pour conserver une position de coproductrice a fait l’objet de moqueries sur les réseaux sociaux : un message publié sur Twitter a tourné en dérision l’argument selon lequel le double contrat viserait à empêcher un rachat par des intérêts russes.
Articles liés
Faustine Bollaert et Maxime Chattam séparés, bientôt des retrouvailles ?
Christiane Taubira visée par la presse pour un 100m² à prix mini qualifié d’« habile entourloupe »
Lucie Bernardoni de la Star Academy : « L’enfer existe » en évoquant l’affaire Epstein
Bruce Toussaint se dit aux côtés des victimes de l’affaire Morandini