Le rôle des universités dans la résilience durable
Une table ronde internationale sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle s’est tenue le 28 janvier 2026 à l’Université Thomas Sankara (UTS). Réunissant universitaires, responsables publics et partenaires internationaux, la rencontre a examiné le cadre juridique, la gouvernance et les initiatives nationales visant à renforcer la résilience au Burkina Faso dans un contexte de crises multiples.

Une table ronde internationale sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle s’est tenue le 28 janvier 2026 à l’Université Thomas Sankara (UTS). Réunissant universitaires, responsables publics et partenaires internationaux, la rencontre a examiné le cadre juridique, la gouvernance et les initiatives nationales visant à renforcer la résilience au Burkina Faso dans un contexte de crises multiples.
Co-organisé avec l’Université Nazi Boni (UNB), l’événement s’inscrit dans le projet NEEMA, lancé le 22 février 2024. Ce programme de coopération académique regroupe huit universités d’Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Mali, Niger, Sénégal) et cinq institutions européennes affiliées au réseau Ulysseus, avec l’objectif d’appuyer la recherche et les pratiques en matière d’alimentation durable.
Au cœur des débats ont figuré les contraintes régionales : insécurité persistante au Sahel, répercussions de la pandémie de Covid-19, perturbations des marchés et des approvisionnements (notamment en céréales et engrais) liées au conflit russo-ukrainien, ainsi que les effets du changement climatique sur la production agricole.
Cadre juridique, gouvernance et expériences nationales
Le président de l’UNB, le professeur Hassan Bismarck Nacro, a souligné que la sécurité alimentaire dépasse la seule production agricole pour englober des dimensions de dignité et de souveraineté. Il a par ailleurs indiqué que l’initiative agro-sylvo-pastorale mise en œuvre au Burkina Faso a permis, selon les bilans présentés, d’atteindre l’autosuffisance alimentaire au 31 décembre 2025.
Pour le professeur Pam Zahonogo, président de l’UTS, la pérennité des acquis exige des bases institutionnelles et juridiques robustes. Il a insisté sur la nécessité d’une gouvernance inclusive capable de traduire le droit à l’alimentation en politiques publiques effectives, en particulier dans les zones affectées par l’insécurité et les aléas climatiques.
Les travaux ont été organisés en deux grands panels : le premier consacré aux politiques publiques, à l’analyse des cadres juridiques et aux mécanismes de coordination nationale ; le second dédié aux actions locales et nationales, avec un éclairage sur les initiatives en cours et les pistes de renforcement opérationnel sur le terrain.
Participants académiques, représentants d’organisations internationales et acteurs du monde rural ont rappelé les quatre piliers considérés comme fondamentaux pour la sécurité alimentaire : disponibilité, accès, qualité et stabilité des approvisionnements. La présence d’experts de la FAO et de délégations de l’Union européenne a permis d’articuler retours d’expérience et recommandations techniques en vue d’une meilleure gouvernance alimentaire.
Les échanges ont mis en évidence le rôle attendu des universités dans la production de connaissances mobilisables par les décideurs publics, en s’appuyant sur des approches pluridisciplinaires intégrant économie, droit et sciences politiques, ainsi que sur la coopération régionale et internationale pour accompagner les stratégies nationales en matière de sécurité alimentaire
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