Le roi du Maroc rejoint le Conseil de paix de Trump (officiel)

Le roi Mohammed VI a accepté l’invitation du président américain Donald Trump à devenir «membre fondateur» du nouveau «Conseil de la paix», a annoncé lundi soir 19 janvier le ministère des Affaires étrangères du Royaume, selon un communiqué relayé par l’agence officielle MAP.

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Le Maroc accepte de siéger au «Conseil de la paix» proposé par Donald Trump

Le roi Mohammed VI a accepté l’invitation du président américain Donald Trump à devenir «membre fondateur» du nouveau «Conseil de la paix», a annoncé lundi soir 19 janvier le ministère des Affaires étrangères du Royaume, selon un communiqué relayé par l’agence officielle MAP.

Dans son message, la diplomatie marocaine précise que le monarque «salue l’engagement et la vision du président Donald Trump pour la promotion de la paix» et «a bien voulu répondre favorablement à cette invitation». Le Royaume a par ailleurs indiqué qu’il procéderait à la ratification de la Charte constitutive de cette instance, formalité qui consolide sa participation au dispositif international proposé par Washington.

Mandat et objectifs affichés de l’instance

Le «Conseil de la paix», tel que présenté par l’administration américaine, a d’abord été conçu pour superviser la reconstruction de la bande de Gaza. La version élaborée de la «Charte constitutive», toutefois, n’évoque pas explicitement le territoire palestinien et élargit le mandat de l’organe à la contribution à la résolution de conflits armés dans le monde.

Selon le texte et les informations publiées par Washington, l’instance doit proposer «une nouvelle approche pour résoudre les conflits», en s’appuyant sur des mécanismes de coordination internationale et des initiatives de reconstruction. La charte prévoit également des modalités de composition et de financement qui ont suscité l’attention des observateurs : les États candidats à un siège permanent dans ce conseil sont tenus de s’acquitter d’un apport financier supérieur à «un milliard de dollars en espèces».

La participation marocaine intervient alors que plusieurs dirigeants étrangers ont été approchés pour intégrer ce nouvel organe. Parmi eux figure notamment le président russe Vladimir Poutine, ainsi que d’autres chefs d’État et responsables internationaux. À ce stade, plusieurs invitations restent sans réponse publique.

Enjeux et positionnement régional

Le Royaume du Maroc, acteur diplomatique majeur en Afrique du Nord et sur le continent, renforce par cette adhésion son positionnement sur les questions internationales de paix et de sécurité. La ratification de la Charte constitutive par Rabat lui donnera un statut de membre fondateur et devrait lui conférer un rôle de premier plan dans les éventuelles initiatives de reconstruction ou de médiation portées par l’instance.

Pour les pays africains et les partenaires méditerranéens, l’entrée du Maroc dans ce conseil peut être perçue comme un atout en matière de représentation régionale au sein d’un organisme destiné à gérer des crises internationales. Reste à connaître désormais la composition complète du «Conseil de la paix», le calendrier de ses premières actions concrètes et les engagements financiers des États qui choisiront d’y siéger de façon permanente.

Le communiqué du ministère des Affaires étrangères n’a pas précisé le calendrier exact de la ratification ni les modalités d’intervention immédiates du Maroc au sein de ce conseil. Des précisions institutionnelles et opérationnelles sont attendues dans les prochaines semaines.

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