Le chef de l’OTAN affirme que la défense européenne dépend des États-Unis

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a affirmé lundi 26 janvier à Bruxelles devant le Parlement européen que l’Europe ne peut assurer sa défense sans l’appui des États-Unis, soulignant l’interdépendance transatlantique en matière de sécurité.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a affirmé lundi 26 janvier à Bruxelles devant le Parlement européen que l’Europe ne peut assurer sa défense sans l’appui des États-Unis, soulignant l’interdépendance transatlantique en matière de sécurité.

Intervenant devant les eurodéputés, M. Rutte a déclaré sans détour que l’Union européenne et l’ensemble du continent ne pouvaient se passer du soutien américain pour garantir leur sécurité collective. « Et si quelqu’un pense encore ici que l’Union européenne, ou l’Europe dans son ensemble, peut se défendre sans les États‑Unis, continuez de rêver. Vous ne le pouvez pas. Nous ne le pouvons pas, nous avons besoin les uns des autres », a-t-il martelé lors de son allocution.

Le discours, prononcé dans l’hémicycle du Parlement européen à Bruxelles, s’inscrit dans un contexte de débats récurrents sur la capacité de l’Union européenne à développer une autonomie stratégique en matière de défense, tout en maintenant ses liens avec l’Alliance atlantique.

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Contexte et enjeux de la coopération transatlantique

Les propos de Mark Rutte font écho aux discussions institutionnelles et politiques qui opposent ou rapprochent des options variées : renforcement des capacités européennes, initiatives communes au sein de l’UE et maintien du pilier euro‑atlantique incarné par l’Otan. Depuis plusieurs années, l’Union européenne a lancé des mécanismes destinés à renforcer la coordination et le financement des capacités militaires, tels que la Coopération structurée permanente (PESCO) et le Fonds européen de la défense (FED), sans toutefois remplacer les structures de l’Alliance atlantique.

Nombre d’États membres de l’Union sont également membres de l’Otan et s’appuient sur la dissuasion collective offerte par l’Alliance, notamment sur des capacités et des garanties fournies par les États‑Unis. Les analystes et responsables politiques soulignent régulièrement que, malgré des progrès dans l’armement et l’intégration industrielle européenne, certaines capacités majeures — projection stratégique, renseignement à longue portée, logistique intercontinentale — demeurent largement dépendantes des moyens américains.

Les tensions sécuritaires en Europe et aux alentours du continent, en particulier depuis les crises liées à l’Ukraine, ont relancé les priorités en matière de renforcement des forces armées nationales et de coordination multilatérale. Les gouvernements de l’Union ont augmenté ou ajusté leurs budgets de défense, tandis que les institutions européennes multiplient études et programmes pour améliorer l’interopérabilité entre armées nationales.

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Dans ce cadre, l’intervention de Mark Rutte devant le Parlement européen reflète la posture d’un dirigeant national appelant à ne pas opposer autonomie stratégique européenne et coopération transatlantique, et à reconnaître l’existant en matière de dépendances capacitaires entre l’Europe et les États‑Unis. Ses propos ont été tenus lors d’une session plénière organisée à Bruxelles le 26 janvier

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