Le chef de la diplomatie française attendu au Groenland dans les prochaines semaines
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé vendredi 23 janvier qu’il se rendrait prochainement au Groenland, «à l’invitation des autorités», a rapporté l’AFP. Lors d’un entretien sur BFM/RMC, il a précisé que la date de ce déplacement n’était «pas fixée» mais qu’il interviendrait dans les «prochaines semaines», renouant ainsi la présence diplomatique française dans l’Arctique.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé vendredi 23 janvier qu’il se rendrait prochainement au Groenland, «à l’invitation des autorités», a rapporté l’AFP. Lors d’un entretien sur BFM/RMC, il a précisé que la date de ce déplacement n’était «pas fixée» mais qu’il interviendrait dans les «prochaines semaines», renouant ainsi la présence diplomatique française dans l’Arctique.
Cette visite se veut également un geste de soutien envers le Danemark, dont le Groenland est un territoire autonome. Selon l’entourage du ministre et les informations relayées par l’agence, Paris entend manifester son appui face aux pressions ou sollicitations émanant d’acteurs extérieurs, en particulier des États-Unis, qui ont montré par le passé un intérêt stratégique pour l’île.
Le déplacement de Jean-Noël Barrot pourrait coïncider avec l’ouverture d’un consulat général de France prévue à Nuuk le 6 février 2026, a-t-il indiqué. L’ouverture de cette représentation consulaire s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la présence française dans la région arctique.
Contexte géopolitique et enjeux arctiques
Le Groenland, bien que partie intégrante du Royaume de Danemark, bénéficie d’un statut d’autonomie étendu depuis plusieurs décennies. Son emplacement dans l’océan Arctique, la hausse des enjeux liés au changement climatique, et la perspective d’accès à des ressources naturelles en font un territoire au centre de convoitises stratégiques. Plusieurs puissances ont accru leurs activités dans la zone, tant sur le plan militaire que commercial et scientifique.
La question des ambitions américaines à l’égard du Groenland a resurgi dans le débat international après des tentatives et des déclarations publiques ces dernières années. Paris, par la voix de son chef de la diplomatie, formule ainsi un positionnement clair de soutien au Danemark et à l’intégrité de son territoire autonome, sans pour autant détailler les mesures concrètes qui seront prises lors du futur déplacement.
Déplacement attendu et conséquences diplomatiques
Jean-Noël Barrot a souligné, lors de son intervention médiatique, que l’invitation provenait des autorités groenlandaises elles-mêmes. Le ministère n’a pas encore communiqué d’agenda précis. L’éventuelle coïncidence entre sa visite et l’inauguration du consulat à Nuuk renforcerait le caractère symbolique et institutionnel du geste français.
La création d’un consulat général vise à faciliter les relations bilatérales, la coopération scientifique et les échanges économiques locaux, selon des sources diplomatiques. Elle permettra également à la France d’avoir une représentation permanente sur place, en appui à ses intérêts et à ceux de ses ressortissants, tout en contribuant aux discussions internationales sur la gouvernance de l’Arctique.
L’annonce intervient dans un contexte de vigilance accrue des États arctiques et de leurs partenaires, qui suivent de près les évolutions de la présence étrangère dans la région. Les prochaines semaines devraient préciser le calendrier du déplacement et les éléments du programme diplomatique que Jean-Noël Barrot présentera lors de son séjour.
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