Le Bénin adhère au traité de l’ONU sur les eaux partagées avec ses voisins
Le Bénin a déposé, mardi 22 septembre 2026 à New York, son instrument d’adhésion à la Convention des Nations Unies sur la protection et l’utilisation des cours d’eau transfrontières et des lacs internationaux. Le registre du dépositaire de l’ONU le classe désormais parmi les 61 parties au traité.

La Convention entrera en vigueur pour le Bénin le 21 décembre 2026, au quatre-vingt-dixième jour suivant le dépôt. Cette étape clôt le processus engagé en novembre 2024, lorsque le Conseil des ministres avait transmis le texte à l’Assemblée nationale pour autorisation de ratification.
Le traité impose aux parties de prévenir, maîtriser et réduire les effets dommageables au-delà de leurs frontières. Il prévoit aussi la surveillance des eaux partagées, l’échange de données ainsi que des accords bilatéraux ou multilatéraux et des organismes communs lorsque ces dispositifs n’existent pas encore.
Le gouvernement béninois relie cette adhésion aux bassins du Niger, du Mono, de la Volta et de l’Ouémé. Ces ressources placent le pays dans des mécanismes de coopération avec plusieurs États riverains, notamment le Niger, le Nigeria, le Togo et le Burkina Faso.
Les organismes communs prévus par la Convention peuvent notamment établir des programmes de suivi de la qualité et de la quantité de l’eau, recenser les sources de pollution et mettre en place des procédures d’alerte en cas de situation critique susceptible d’avoir un impact transfrontalier.
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