Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, s’est exprimé sur les sanctions prises par les occidentaux contre Moscou, soulignant la volonté affichée des Etats-Unis de revenir à un monde unipolaire.
En soutien à l’Ukraine, pays qui fait objet d’une offensive militaire russe, les occidentaux multiplient les sanctions et les démarches diplomatiques pour un retour à la quiétude. Les sanctions qui ont été adoptées contre la Russie sont sans précédent. Ils ont un impact négatif sur de nombreux aspects de vie des citoyens ordinaires de la Russie tandis que Washington affirme que les citoyens russes ne sont pas son objectif.
Des déductions issues des déclarations des occidentaux, ces sanctions visent les autorités russes et sont un moyen de pression quitte à faire renoncer au Kremlin, la poursuite de ses hostilités en Ukraine. En revanche, le patron de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, trouve stratégiques et beaucoup plus perfides, les mesures restrictives occidentales à l’encontre de Moscou.
Marginaliser la Russie
Le but des sanctions est plus stratégique que l’Ukraine, insiste Sergueï Lavrov. « Ce que nous observons maintenant en Ukraine est la quintessence de la stratégie occidentale: marginaliser la Russie, la retenir, arrêter le développement de notre pays, réduire son rôle dans la politique mondiale, l’économie, le sport, l’art, le commerce, la science, l’éducation », a expliqué Sergueï Lavrov.
Nous assistons maintenant aux démarches sans précédent de nos collègues occidentaux, a-t-il poursuivi avant de dénoncer la volonté de l’administration américaine de rendre unipolaire, le monde. « L’une des tendances fondamentales est le désir des États-Unis qui devient de plus en plus évident ces derniers temps notamment avec l’arrivée de l’administration de John Biden, de revenir à un monde unipolaire ».
Au 27e jour de la guerre en Ukraine, le président ukrainien est prêt à discuter avec Vladimir Poutine d’un compromis sur la Crimée et le Donbass contre des « garanties de sécurité ». Les bombardements russes touchent Kiev, Kharkiv et Odessa et des munitions au phosphore, interdites, ont été trouvées sur les champs de bataille.