La Russie accepte de céder à MOL ses parts dans la pétrolière serbe sanctionnée

Les actionnaires majoritaires russes de la compagnie pétrolière serbe NIS (Naftna Industrija Srbije) ont accepté de transférer leurs participations au groupe pétrolier et gazier hongrois MOL, a annoncé, lundi 19 janvier, la ministre serbe de l’Énergie, Dubravka Djedovic Handanovic. Cette décision intervient alors que ces actionnaires font l’objet de sanctions américaines susceptibles d’affecter le fonctionnement de la société et, par ricochet, l’approvisionnement en produits pétroliers en Serbie et dans la région.

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Accord de principe entre MOL et Gazprom Neft pour la cession des parts de NIS

Les actionnaires majoritaires russes de la compagnie pétrolière serbe NIS (Naftna Industrija Srbije) ont accepté de transférer leurs participations au groupe pétrolier et gazier hongrois MOL, a annoncé, lundi 19 janvier, la ministre serbe de l’Énergie, Dubravka Djedovic Handanovic. Cette décision intervient alors que ces actionnaires font l’objet de sanctions américaines susceptibles d’affecter le fonctionnement de la société et, par ricochet, l’approvisionnement en produits pétroliers en Serbie et dans la région.

Dans une déclaration vidéo, la ministre a expliqué que « MOL et Gazprom Neft ont convenu des dispositions fondamentales d’un futur accord de vente, ce qui était une exigence de l’administration américaine ». Selon elle, cet accord-cadre devra désormais être soumis pour approbation aux autorités américaines afin d’obtenir une nouvelle licence qui permettra à l’unique raffinerie serbe, exploitée par NIS, de poursuivre ses activités au-delà du 23 janvier.

Contexte des sanctions et enjeux pour la raffinerie serbe

Les sanctions imposées par les États-Unis visent des acteurs russes impliqués dans le secteur énergétique et compliquent les flux commerciaux et financiers entre ces acteurs et leurs partenaires étrangers. En pratique, l’administration américaine peut délivrer des licences temporaires exemptant certaines transactions de l’effet des sanctions, à condition que des mesures soient prises pour réduire les liens directs entre les entités sanctionnées et les actifs essentiels à la sécurité énergétique d’un pays tiers.

La raffinerie de Pančevo, gérée par NIS, constitue le cœur des capacités de raffinage de la Serbie. Son arrêt ou sa mise en difficulté pourrait peser sur l’approvisionnement national en carburants et sur les exportations vers les pays voisins des Balkans. C’est pourquoi la perspective d’une cession à MOL, groupe présent en Europe centrale et orientale, apparaît comme une solution susceptible de rassurer les autorités américaines et les partenaires régionaux quant à la continuité des opérations.

La requête serbe auprès des États-Unis vise à obtenir une licence renouvelée avant l’expiration de la permission actuelle, datée du 23 janvier. Sans cette autorisation, les activités de raffinage, les approvisionnements en matières premières et les transactions financières nécessaires au fonctionnement de l’usine pourraient être entravés.

Impacts régionaux et considérations pour le continent africain

Si l’accord définitif entre MOL et Gazprom Neft est approuvé par l’administration américaine, il permettra de sécuriser un acteur industriel important pour les marchés des carburants en Europe du Sud-Est. Pour l’Afrique, bien que la Serbie ne soit pas un fournisseur majeur du continent, les perturbations sur les marchés européens peuvent avoir des effets d’entraînement sur les prix internationaux des produits pétroliers et sur les routes commerciales. Les États africains importateurs de produits raffinés surveillent donc de près l’évolution de ces situations, la stabilité des approvisionnements mondiaux influençant directement leurs coûts énergétiques.

Les parties concernées, dont MOL, Gazprom Neft et les autorités américaines, doivent encore finaliser les modalités juridiques et financières de la transaction. La Serbie attend désormais la validation de la future cession et l’octroi de la licence indispensable au maintien de l’activité de sa raffinerie au-delà de la date butoir.

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