La Finlande épinglée par l’UE pour déficit excessif

Les ministres européens de l’Économie et des Finances ont validé, mardi 20 janvier, l’ouverture d’une procédure pour déficit excessif (PDE) à l’encontre de la Finlande. L’annonce a été faite par le ministre chypriote Makis Keravnos, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union européenne, et relayée par l’AFP.

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La Finlande épinglée par l’UE pour déficit excessif
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Les ministres de l’UE lancent une procédure pour déficit excessif contre la Finlande

Les ministres européens de l’Économie et des Finances ont validé, mardi 20 janvier, l’ouverture d’une procédure pour déficit excessif (PDE) à l’encontre de la Finlande. L’annonce a été faite par le ministre chypriote Makis Keravnos, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union européenne, et relayée par l’AFP.

Selon les chiffres communiqués par la présidence, le déficit public finlandais a atteint 4,4 % du produit intérieur brut (PIB) en 2024, dépassant la limite de 3 % fixée par le Pacte de stabilité et de croissance. Les projections pour 2025 indiquent un nouveau dépassement, avec un déficit estimé à 4,3 % du PIB. Face à ces évolutions, le Conseil a décidé d’engager la procédure prévue par les règles budgétaires européennes.

Ce que prévoit la procédure pour déficit excessif

La PDE est une démarche encadrée par le Pacte de stabilité et de croissance qui vise à corriger les déficits publics excessifs au sein de l’Union. Concrètement, la Finlande devra désormais rendre des comptes de manière régulière sur les mesures prises pour rééquilibrer ses comptes publics. Selon la déclaration du ministre Keravnos, Helsinki devra mettre fin à sa situation de déficit excessif d’ici 2028.

La procédure comporte plusieurs étapes : évaluation par la Commission européenne, recommandations formelles du Conseil, suivi des engagements du pays concerné et, en cas de non-respect, l’éventuelle mise en œuvre de sanctions financières. Les règles fixent également le seuil de référence de 3 % du PIB pour le déficit et de 60 % pour le ratio dette/PIB, critères utilisés pour juger de la soutenabilité des finances publiques.

Un groupe élargi de pays concernés et contexte européen

Avec l’ouverture contre la Finlande, dix États membres se trouvent désormais sous le coup d’une PDE. La liste inclut l’Autriche, la Belgique, la France, l’Italie, la Hongrie, Malte, la Pologne, la Slovaquie et la Roumanie. Certains de ces pays sont sous surveillance depuis plusieurs années en raison de déficits persistants ou d’une dette élevée.

Le recours à la PDE intervient dans un contexte où plusieurs États membres ont vu leurs finances publiques se détériorer ces dernières années, sous l’effet de dépenses liées à la pandémie de Covid-19, aux mesures de soutien liées à la hausse des prix de l’énergie et aux efforts militaires et humanitaires suscités par la guerre en Ukraine. Les modalités précises des engagements demandés à la Finlande seront précisées lors des prochaines étapes de l’examen par la Commission et le Conseil.

La décision du 20 janvier illustre la reprise des instruments de surveillance budgétaire au niveau européen après les dérogations temporaires appliquées durant les crises récentes. Les États membres concernés doivent désormais présenter des plans et des rapports réguliers pour démontrer la voie vers le rétablissement des comptes publics dans le délai imparti.

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