La Birmanie va exécuter des opposants politiques pro-démocratie
La junte birmane a annoncé vendredi qu’elle allait exécuter quatre personnes dont un ancien membre du parti de l’ex-dirigeante civile Aung San Suu Kyi et un célèbre militant prodémocratie, les premières exécutions judiciaires depuis 1990 dans le pays.

La junte birmane a annoncé vendredi qu’elle allait exécuter quatre personnes dont un ancien membre du parti de l’ex-dirigeante civile Aung San Suu Kyi et un célèbre militant prodémocratie, les premières exécutions judiciaires depuis 1990 dans le pays.
L’ancien député Phyo Zeya Thaw et l’activiste Ko Jimmy, condamnés à mort pour « terrorisme », « seront pendus conformément aux procédures pénitentiaires » avec deux autres détenus à une date non déterminée, a déclaré un porte-parole de la junte au pouvoir, Zaw Min Tun.
La junte birmane a condamné à mort des dizaines de militants mobilisés contre le coup d’Etat qui l’a portée au pouvoir l’an dernier, dans le cadre d’une répression féroce des protestations qui avaient suivi le putsch. Mais la Birmanie n’avait plus exécuté personne depuis plus de 30 ans.
Appel refusé
Phyo Zeya Thaw, ancien membre du la Ligue nationale pour la Démocratie, le parti d’Aung San Suu Kyi, a été arrêté en novembre et condamné à mort en janvier en vertu des lois anti-terrorisme. Le tribunal militaire a prononcé la même sentence à l’encontre du militant pro-démocratie Kyaw Min Yu, plus connu sous son surnom de « Jimmy ».
« Ils ont demandé à faire appel et ont aussi présenté une requête pour que la peine soit commuée, mais les deux ont été refusés. Il n’y a plus rien d’autre maintenant », a déclaré le porte-parole de la junte. La date des exécutions n’a pas encore été fixée, a-t-il ajouté.
Articles liés
Bola Ahmed Tinubu affirme que sa présidence au Nigeria relève d’un « dessein divin »
Crise chez Les Démocrates: Espérience Tèbè pessimiste sur la survie du parti et voit un ralliement à la mouvance comme solution
Saisie sur la réforme de sa propre loi organique: la Cour constitutionnelle ferme la porte au jugement des faits
Congo-Brazzaville : Faible engouement pour la présidentielle lié à la précarité socio-économique