Julien Lepers veut pouvoir dire « Tête de nègre » et s’emporte

Julien Lepers affirme ne voir « aucun problème » à utiliser l’appellation traditionnelle de la pâtisserie « Tête-de-nègre », malgré la dimension raciste du terme « nègre » rappelée par son interlocuteur. Invité de l’émission « Jet de Luxe » de Jordan de Luxe, l’ancien présentateur de Questions pour un champion a réitéré son point de vue face aux interdictions grandissantes de certains mots et expressions dans le langage courant.

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Julien Lepers veut pouvoir dire « Tête de nègre » et s’emporte
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Julien Lepers affirme ne voir « aucun problème » à utiliser l’appellation traditionnelle de la pâtisserie « Tête-de-nègre », malgré la dimension raciste du terme « nègre » rappelée par son interlocuteur. Invité de l’émission « Jet de Luxe » de Jordan de Luxe, l’ancien présentateur de Questions pour un champion a réitéré son point de vue face aux interdictions grandissantes de certains mots et expressions dans le langage courant.

Au cours de cet entretien, Julien Lepers est revenu sur sa carrière à la télévision, son éviction de Questions pour un champion et son rôle actuel comme chroniqueur au sein de l’équipe de Cyril Hanouna, tout en livrant son opinion sur les évolutions du vocabulaire public. Jordan de Luxe, qui évoquait la progressive « interdiction » de termes considérés aujourd’hui déplacés, a interrogé Lepers sur la portée de ces changements et sur ce qu’il estime acceptable de dire.

Le journaliste a exprimé un regret face à ces bannissements. Il a donné plusieurs exemples, citant notamment le roman d’Agatha Christie mentionné sous son titre ancien, et estimant que certaines expressions comme « la température va monter » face à des femmes en bikini sont désormais regardées différemment. « Moi, je regrette », a-t-il déclaré, avant de défendre sa position sur les dénominations de pâtisseries et de textes anciens.

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Julien Lepers agacé par les « interdictions »

Interrogé sur la charge raciste du mot « nègre », Jordan de Luxe lui a rappelé que ce terme a une histoire d’usage péjoratif pour désigner les personnes d’origine africaine. Malgré cela, Julien Lepers a maintenu qu’il n’était pas choqué par l’emploi historique du mot dans des appellations culinaires ou littéraires. Il a pris l’exemple d’une conversation en boulangerie pour illustrer son propos.

« Alors l’autre jour, je l’ai fait exprès. Je voyais une tête de nègre. (…) ‘Bonjour Madame, je voudrais une tête de nègre, s’il vous plaît’. Ils se sont regardés. Mais c’est fou. Personne n’a rien dit, mais j’ai senti un petit malaise », a raconté Lepers, qualifiant la situation d’anecdotique et évoquant l’étonnement des personnes présentes. Il a aussi affirmé qu’en inversant la couleur — « tête de blanc » pour une pâtisserie blanche — il n’en serait pas choqué.

Au fil de l’entretien, Lepers a multiplié les exemples pour défendre une position de relativisation des termes historiques et des expressions autrefois courantes, soulignant son souhait que l’on puisse en parler librement sans « malaise ». Jordan de Luxe a, de son côté, rappelé la sensibilité actuelle autour du mot et le fait que de nombreux termes sont désormais remis en question dans l’espace public.

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