Iran: Pezeshkian conditionne un retour aux engagements de juin à Washington
Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé mardi que la République islamique d’Iran renouerait « immédiatement » avec ses engagements si les Etats-Unis revenaient eux-mêmes au protocole d’accord conclu en juin pour mettre fin à la guerre qui oppose Téhéran et Washington depuis février. Il s’exprimait lors d’un sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Bichkek, au Kirghizstan.

« Je déclare explicitement que si les Etats-Unis reviennent à leurs engagements au titre du protocole d’accord (…), la République islamique d’Iran prendra immédiatement des mesures réciproques », a déclaré Massoud Pezeshkian, selon le site de la présidence iranienne.
Le protocole évoqué par le président iranien avait été conclu à la mi-juin pour tenter de mettre durablement fin au conflit déclenché le 28 février par des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran. Il prévoyait notamment la réouverture du détroit d’Ormuz par Téhéran ainsi qu’une série de mesures réciproques entre les deux parties.
Cet accord s’est toutefois effondré dès juillet, chaque camp accusant l’autre de l’avoir violé. Les échanges militaires ont repris après une accalmie d’un mois, le détroit d’Ormuz reste largement fermé et les négociations demeurent au point mort à la date du 1er septembre.
Un sommet marqué par les appels au dialogue
En marge du sommet, le président iranien a multiplié les messages en faveur d’une sortie diplomatique de la crise. Il a notamment indiqué au premier ministre indien Narendra Modi que la poursuite de la guerre n’était « dans l’intérêt ni de Téhéran, ni de la région », plaidant pour le dialogue et la coopération. Le sommet de Bichkek réunissait notamment les présidents russe Vladimir Poutine et chinois Xi Jinping, ainsi que le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif.
Le conflit entre l’Iran et les Etats-Unis a par ailleurs bouleversé la direction du pays: le guide suprême Ali Khamenei a été tué pendant la guerre en février, et son fils Mojtaba lui a depuis succédé à la tête de la République islamique.
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