Inondations au Mozambique: opérations de sauvetage en cours

Des équipes de secours continuent de fouiller les zones sinistrées du Mozambique après des semaines de pluies diluviennes qui ont entraîné des inondations massives, submergeant cultures, habitations et voies de communication et provoquant d’importants déplacements de population. Les autorités et les ONG signalent des secteurs inaccessibles par la route, des déplacements massifs de personnes et des risques sanitaires croissants dans les camps d’hébergement.

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Inondations au Mozambique: opérations de sauvetage en cours
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Des équipes de secours continuent de fouiller les zones sinistrées du Mozambique après des semaines de pluies diluviennes qui ont entraîné des inondations massives, submergeant cultures, habitations et voies de communication et provoquant d’importants déplacements de population. Les autorités et les ONG signalent des secteurs inaccessibles par la route, des déplacements massifs de personnes et des risques sanitaires croissants dans les camps d’hébergement.

Marcia Cossa, directrice exécutive par intérim d’ActionAid Mozambique, a déclaré que « les opérations de sauvetage se poursuivent » et a précisé que certaines zones, notamment dans la province de Gaza et des portions de Manhica, ne sont accessibles qu’en bateau en raison de routes coupées par les eaux. Les équipes humanitaires et les services de secours rencontrent des difficultés logistiques pour atteindre les populations isolées et évaluer l’ampleur exacte des pertes humaines et matérielles sur l’ensemble du territoire touché.

Les pluies ont entraîné la mort de dizaines de milliers d’animaux d’élevage et causé des dégâts importants aux structures éducatives et aux infrastructures routières : 306 écoles ont été affectées et quelque 2 500 kilomètres de routes sont devenus impraticables. Selon les bilans officiels, 165 841 hectares de terres agricoles sont sous les eaux, affectant la production et les moyens d’existence d’environ 111 000 agriculteurs.

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L’ONU s’inquiète de la situation

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) a mis en garde contre l’impact sévère de ces inondations sur la vie quotidienne et les moyens de subsistance des Mozambicains, pointant une hausse des risques sanitaires dans plusieurs régions du pays. Paola Emerson, cheffe du bureau de l’OCHA au Mozambique, a souligné la vulnérabilité du parc immobilier national : « 90 % de la population vit dans des maisons en briques d’argile qui fondent littéralement après quelques jours de pluie », a-t-elle indiqué, rappelant la fragilité des habitations face aux précipitations exceptionnelles.

L’Institut mozambicain pour la gestion des catastrophes et la réduction des risques a recensé 122 décès attribuables aux inondations et estime que plus de 650 000 personnes ont dû quitter leur domicile. Près de 100 000 personnes sont actuellement regroupées dans des camps d’hébergement, où ActionAid et d’autres organisations humanitaires évoquent un risque accru de choléra et d’autres maladies liées à l’eau contaminée.

Les chiffres publiés font également état de pertes agricoles et d’un impact significatif sur la sécurité alimentaire locale, alors que les réseaux routiers coupés compliquent la distribution d’aide et l’approvisionnement des marchés. Les autorités locales et les partenaires humanitaires s’efforcent de cartographier les zones les plus affectées pour prioriser les interventions et sécuriser l’accès aux personnes isolées.

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La province de Gaza apparaît comme la plus gravement touchée, suivie par les provinces de Maputo et de Sofala.

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