Infantino réclame l’expulsion des joueurs se couvrant la bouche après le cas Prestianni
Gianni Infantino, président de la FIFA, a détaillé une évolution réglementaire susceptible de modifier profondément la façon dont les échanges sur le terrain sont perçus et sanctionnés. Lors d’un entretien accordé à Sky Sports, il a expliqué que le geste consistant à se couvrir la bouche pendant un match pourrait désormais entraîner des conséquences disciplinaires plus sévères.

Gianni Infantino, président de la FIFA, a détaillé une évolution réglementaire susceptible de modifier profondément la façon dont les échanges sur le terrain sont perçus et sanctionnés. Lors d’un entretien accordé à Sky Sports, il a expliqué que le geste consistant à se couvrir la bouche pendant un match pourrait désormais entraîner des conséquences disciplinaires plus sévères.
Selon le dirigeant, il est impossible de fermer les yeux sur des attitudes destinées à dissimuler des conversations susceptibles d’avoir des répercussions. Infantino a reconnu qu’une procédure disciplinaire exige des éléments de preuve, mais a insisté sur la nécessité d’empêcher que ce type de situations ne se reproduise sans réponse adaptée.
Pour lui, l’action de se dissimuler la bouche constitue un indice fort : si un joueur juge nécessaire de masquer ce qu’il dit, cela laisse supposer que ses propos ne sont pas anodins. Dans ce cas de figure, a-t-il avancé, l’arbitre ou les instances concernées doivent pouvoir prendre des mesures, y compris l’exclusion si les paroles entraînent des conséquences graves.
Vers une application et des questions pratiques
La généralisation d’une telle règle pose toutefois des défis d’application. Il faudra définir précisément ce qui justifie une sanction : discours injurieux, consignes tactiques délicates, ou propos susceptibles d’enflammer une situation ? L’évaluation de l’intention et la collecte de preuves fiables resteront au cœur des débats.
Sur le terrain, les arbitres devront trouver un équilibre entre prévention et excès de zèle. S’appuyer sur les images, l’audio ou les témoignages pour établir la réalité des échanges risque de soulever des questions de confidentialité et de proportionnalité. Les instances disciplinaires auront donc la charge d’élaborer des cadres clairs et des standards de preuve acceptables.
Enfin, cette posture de la FIFA pourrait pousser clubs et joueurs à adapter leurs comportements : conversations plus prudentes, formation sur la communication en match, voire recours à des dispositifs techniques pour documenter les faits. Reste à voir comment les fédérations nationales et les ligues réagiront et combien de temps il faudra pour transformer ces principes en règles opérationnelles et appliquées uniformément.



