Groenland: discussions avec les États‑Unis prévues «assez rapidement», selon un ministre danois
Les discussions tripartites entre le Danemark, le Groenland et les États-Unis au sujet de la sécurité sur l’île arctique vont débuter «assez rapidement», a annoncé vendredi 23 janvier le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a rapporté l’AFP. Interrogé par des journalistes à Copenhague, M. Rasmussen a précisé que ces rencontres seraient organisées sans qu’en soient communiquées les dates, «car il faut maintenant désamorcer le drame».

Les discussions tripartites entre le Danemark, le Groenland et les États-Unis au sujet de la sécurité sur l’île arctique vont débuter «assez rapidement», a annoncé vendredi 23 janvier le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a rapporté l’AFP. Interrogé par des journalistes à Copenhague, M. Rasmussen a précisé que ces rencontres seraient organisées sans qu’en soient communiquées les dates, «car il faut maintenant désamorcer le drame».
Le chef de la diplomatie danoise a insisté sur la priorité accordée aux aspects sécuritaires des discussions avec Washington. «Nous allons organiser ces réunions assez rapidement. Nous ne communiquerons pas leurs dates, car il faut maintenant désamorcer le drame», a-t-il déclaré, ajoutant que les entretiens avec les autorités américaines porteraient sur «la sécurité, la sécurité et encore la sécurité».
Les réunions réuniront des représentants des autorités danoises, des institutions autonomes groenlandaises et des responsables américains, selon l’annonce officielle. L’initiative intervient dans un contexte de montée des préoccupations autour de l’Arctique, région stratégique pour les questions de défense, de surveillance et d’infrastructures.
Points au centre des échanges
Selon les éléments rendus publics, l’objet principal des discussions sera la sécurité de l’île et de sa zone arctique. Le terme «sécurité», répété par M. Rasmussen, recouvre plusieurs enjeux concrets : la protection des installations stratégiques, la coordination des capacités de surveillance et de renseignement, ainsi que la préparation aux menaces possibles affectant les approvisionnements et les liaisons maritimes dans la région.
Le Groenland, territoire autonome au sein du Royaume du Danemark, accueille déjà une présence américaine notable depuis plusieurs décennies, notamment via la base de Thulé, située au nord-ouest de l’île. Les autorités danoises et groenlandaises évoquent régulièrement la nécessité d’une coordination étroite avec les États-Unis sur les questions liées à la défense et à la sécurité arctique.
Organisation des réunions et confidentialité
Le ministère danois des Affaires étrangères a indiqué que les réunions seront programmées «assez rapidement» mais sans annonce publique des dates afin d’éviter des tensions inutiles. Cette décision de confidentialité vise, d’après la déclaration de M. Rasmussen, à «désamorcer le drame», formule utilisée pour souligner le caractère sensible et potentiellement inflammable des échanges publics sur ces sujets.
Les modalités pratiques — lieux des rencontres, composition exacte des délégations et calendrier détaillé — n’ont pas été communiquées. Les autorités concernées se sont limitées à confirmer la volonté d’engager un dialogue rapproché entre Copenhague, Nuuk (capitale du Groenland) et Washington pour traiter de l’ensemble des questions sécuritaires touchant l’île et sa zone d’influence.
Les prochaines étapes devraient clarifier le périmètre des thèmes abordés et les éventuelles décisions opérationnelles à prendre, sans calendrier officiel rendu public pour l’instant.
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