Ghana : La BAD finance près de 13 millions USD pour accélérer des projets structurants
Le gouvernement ghanéen a signé, le 29 janvier, un accord de subvention de 12,83 millions de dollars (environ 7 milliards FCFA) avec la Banque africaine de développement (BAD) pour financer des études de faisabilité destinées à accélérer des projets d’infrastructures à fort impact économique et social. Le financement vise à améliorer la préparation technique, environnementale et financière de plusieurs opérations prioritaires afin de permettre leur mise en chantier rapide.

Le gouvernement ghanéen a signé, le 29 janvier, un accord de subvention de 12,83 millions de dollars (environ 7 milliards FCFA) avec la Banque africaine de développement (BAD) pour financer des études de faisabilité destinées à accélérer des projets d’infrastructures à fort impact économique et social. Le financement vise à améliorer la préparation technique, environnementale et financière de plusieurs opérations prioritaires afin de permettre leur mise en chantier rapide.
Parmi les chantiers concernés figure la construction d’un échangeur routier près de l’hôpital militaire n°37 à Accra, identifié comme un point névralgique de la circulation urbaine. Les études doivent préciser les solutions d’ingénierie, estimer les coûts et mesurer les retombées attendues en matière de fluidification du trafic et de réduction des coûts de transport pour les usagers et les entreprises.
La subvention couvrira également des études pour la rénovation et la modernisation de marchés majeurs — Agbogbloshie, Techiman, Sekondi et Mankessim — ainsi que pour la création de Zones agro‑industrielles spéciales (ZAS) dans les plaines d’Afram, à Nsawam et à Builsa. Ces interventions ciblent la restructuration des infrastructures commerciales et la promotion de l’agro‑transformation afin de limiter les pertes post‑récolte et de soutenir l’emploi rural.
Objectifs techniques et cadre du financement
Les études financées par la BAD couvriront l’ensemble des volets requis pour rendre ces projets bancables : plans d’ingénierie détaillés, estimations financières, analyses de rentabilité et évaluations environnementales et sociales conformes aux standards internationaux. Les procédures incluent l’identification de risques, la formulation de mesures d’atténuation et la préparation de documents techniques en vue d’attirer des co‑financeurs publics et privés.
Pour l’échangeur d’Accra, les consultants devront notamment réaliser des modélisations de trafic, proposer des scénarios d’intégration avec le réseau existant et chiffrer les impacts sur la mobilité urbaine. Pour les marchés, les diagnostics porteront sur l’état des infrastructures, les besoins en équipements sanitaires et de sécurité, ainsi que sur les options de reconfiguration pour améliorer les conditions de travail des commerçants et la logistique des petites et moyennes entreprises.
Les études relatives aux ZAS incluront des évaluations détaillées des filières agricoles locales, des besoins en capacités de transformation, des options de stockage et de transport, ainsi que des études d’impact social visant la création d’emplois et la réduction des pertes. Les résultats attendus serviront de base à la structuration des investissements et à la recherche de financements complémentaires.
Ce dispositif s’inscrit dans le programme national dit « Big Push », un plan d’infrastructures de 10 milliards de dollars lancé par Accra pour moderniser l’économie d’ici 2027, avec une enveloppe routière de 2,8 milliards USD prévue pour 2026 et un financement principalement assuré par les revenus pétroliers et miniers
Publié le 30/01/26 17:16 — Narcisse Angan
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