Ghana : Démarrage du raffinage local de l’or artisanal
Le Ghana a lancé officiellement le raffinage local de l’or issu de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (ASM), une mesure destinée à transformer sur place une production jusque-là largement exportée à l’état brut et à capter une plus grande part de la valeur ajoutée pour l’économie nationale.

Le Ghana a lancé officiellement le raffinage local de l’or issu de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (ASM), une mesure destinée à transformer sur place une production jusque-là largement exportée à l’état brut et à capter une plus grande part de la valeur ajoutée pour l’économie nationale.
L’initiative repose sur un partenariat opérationnel entre le Ghana Gold Board (GoldBod), qui assure désormais le rôle unique de régulateur, acheteur et exportateur de l’or ASM, et la Gold Coast Refinery, présentée comme la deuxième plus grande raffinerie du continent. Conformément à l’accord conclu en janvier 2026, la raffinerie traitera l’ensemble des volumes achetés par GoldBod selon des normes internationales.
Le lancement intervient après la mise en service de GoldBod en mai 2025 et s’inscrit dans la stratégie gouvernementale de formalisation du secteur artisanal. Les autorités privilégient la traçabilité des flux aurifères, la lutte contre le commerce illicite et l’amélioration des recettes publiques par la transformation locale du métal.
Capacités techniques, partenariats internationaux et retombées économiques
Sur le plan opérationnel, la Gold Coast Refinery débutera le raffinage de l’or ASM à raison d’une tonne par semaine, avec une capacité technique pouvant atteindre deux tonnes hebdomadaires. La raffinerie fonctionne dans le cadre d’un partenariat technique avec la Rand Refinery d’Afrique du Sud, seule structure africaine accréditée par la London Bullion Market Association (LBMA). Cette coopération vise à assurer que l’or raffiné au Ghana réponde aux standards internationaux requis pour accéder aux marchés mondiaux.
Une visite ministérielle récente a mis en lumière le fonctionnement de la chaîne industrielle : le ministre des Finances et de la Planification économique, le Dr Cassiel Ato Forson, accompagné du directeur général de GoldBod, Sammy Gyamfi, et de hauts responsables, a inspecté les étapes allant de la réception de l’or brut à la production de lingots. Les autorités ont présenté les procédures de contrôle et de traçabilité mises en place pour suivre les lots depuis les sites d’extraction artisanale jusqu’à l’exportation.
Sur le plan de l’emploi, le gouvernement indique que la mise en route de GoldBod a permis la création d’environ 162 postes directs depuis mai 2025 et a favorisé le fonctionnement continu de la raffinerie, en cohérence avec la politique d’une activité économique permanente. Les promoteurs de l’initiative soulignent également l’objectif d’améliorer les recettes fiscales et d’obtenir de meilleurs prix à l’exportation, le métal raffiné présentant une valeur marchande supérieure à l’or brut.
La formalisation du circuit aurifère doit également renforcer la lutte contre le trafic illégal en installant des dispositifs de traçabilité et des mécanismes centralisés d’achat et d’exportation. En vertu de l’accord opérationnel, la Gold Coast Refinery raffinera l’intégralité de l’or ASM acquis par GoldBod, à hauteur d’une tonne par semaine dans un premier temps, avec une capacité technique pouvant atteindre deux tonnes hebdomadaires
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