Ghana : accord de restructuration de la dette conclu avec la Belgique
Le Ghana a annoncé, le 5 mars 2026, la signature d’un accord bilatéral de restructuration de sa dette avec la Belgique, une étape supplémentaire dans la renégociation de ses engagements extérieurs engagée après la crise économique de 2022‑2023 et le défaut partiel déclaré par Accra. Le gouvernement ghanéen indique que cet accord s’inscrit dans le cadre d’un processus global visant à rétablir l’équilibre des finances publiques et à sécuriser la soutenabilité de la dette extérieure.

Le Ghana a annoncé, le 5 mars 2026, la signature d’un accord bilatéral de restructuration de sa dette avec la Belgique, une étape supplémentaire dans la renégociation de ses engagements extérieurs engagée après la crise économique de 2022‑2023 et le défaut partiel déclaré par Accra. Le gouvernement ghanéen indique que cet accord s’inscrit dans le cadre d’un processus global visant à rétablir l’équilibre des finances publiques et à sécuriser la soutenabilité de la dette extérieure.
Selon le ministère des Finances, la conclusion de cet arrangement bilatéral intervient alors que le pays se rapproche « de la phase finale » de son programme de restructuration, expression reprise publiquement par le ministre Cassiel Ato Forson. Les autorités expliquent que la démarche vise à alléger la pression sur les comptes publics, tout en mettant en place des réformes économiques et des mesures d’assainissement budgétaire destinées à prévenir un nouvel épisode de vulnérabilité financière.
La signature de l’accord avec la Belgique porte sur des modalités de rééchelonnement ou d’ajustement d’engagements contractuels entre les deux États, dans le cadre d’un dialogue coordonné avec les créanciers officiels. Le gouvernement ghanéen présente ces arrangements bilatéraux comme des « jalons » successifs de la feuille de route arrêtée pour restaurer la confiance des partenaires financiers et soutenir la stabilité macroéconomique.
Détails de la démarche et réactions des parties prenantes
La cérémonie de signature a réuni des représentants ghanéens et belges, dont l’ambassadrice de Belgique au Ghana, Carole van Eyll, qui a salué les efforts déployés par Accra pour stabiliser son économie et a réaffirmé la volonté de Bruxelles d’accompagner le pays dans la gestion des conséquences de la crise. Le ministère des Finances ghanéen a qualifié l’accord de progression dans le processus de restructuration en cours.
Le déroulement de la renégociation impliquant la Belgique s’inscrit dans un mécanisme plus large de coordination entre le Ghana et ses créanciers officiels. D’après les informations officielles relayées par les autorités, la Belgique devient le huitième membre du comité officiel des créanciers à conclure un arrangement bilatéral avec Accra dans le cadre de cette opération de restructuration.
Les responsables ghanéens ont rappelé que la période 2022‑2023 avait été marquée par des tensions fortes sur les marchés, obligent le pays à déclarer un défaut sur certains paiements. Depuis, les autorités ont engagé des réformes budgétaires et des ajustements structurels, et présentent la série d’accords bilatéraux comme un élément central de la stratégie de sortie de crise mise en œuvre pour stabiliser la situation financière de l’État.
Au plan institutionnel, la gestion de la restructuration a impliqué des négociations bilatérales parallèles à un effort de coordination multilatéral avec les membres du comité officiel des créanciers et les partenaires internationaux. Les textes officiels ghanéens précisent que la succession d’accords bilatéraux vise à harmoniser les modalités de traitement de la dette extérieure tout en tenant compte des capacités budgétaires du pays
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