Gabon : le chinois SHICO prêt à racheter une partie de la production de fer de Baniaka pendant cinq ans
Le groupe chinois SHICO a soumis une lettre d’intention proposant de financer 60 % du projet minier de Baniaka porté par la société australienne Genmin, un projet de minerai de fer estimé à quelque 200 millions de dollars. Selon cette offre, SHICO prendrait en charge environ 120 millions de dollars du coût total tandis que Genmin apporterait les 80 millions de dollars restants. Le document précise également un engagement de rachat d’une partie de la production pendant cinq ans, ce qui assurerait des débouchés commerciaux au démarrage des opérations.

Le groupe chinois SHICO a soumis une lettre d’intention proposant de financer 60 % du projet minier de Baniaka porté par la société australienne Genmin, un projet de minerai de fer estimé à quelque 200 millions de dollars. Selon cette offre, SHICO prendrait en charge environ 120 millions de dollars du coût total tandis que Genmin apporterait les 80 millions de dollars restants. Le document précise également un engagement de rachat d’une partie de la production pendant cinq ans, ce qui assurerait des débouchés commerciaux au démarrage des opérations.
Le projet de Baniaka, situé au Gabon, est conçu pour une montée en puissance progressive de la production : une capacité initiale de l’ordre de 5 millions de tonnes de minerai de fer par an, avec une possibilité d’extension à plus de 10 millions de tonnes annuelles. Les porteurs du projet indiquent qu’il dispose des autorisations administratives nécessaires, notamment d’un permis minier d’une durée de 20 ans, d’une convention minière signée avec l’État gabonais et d’une autorisation environnementale.
Pour l’évacuation du minerai vers les marchés internationaux, le plan d’infrastructures prévoit la construction d’une route dédiée d’environ 60 kilomètres, la connexion au réseau du chemin de fer Transgabonais et l’utilisation du port minéralier d’Owendo, à Libreville. La mise en service opérationnelle est envisagée à l’horizon 2026, conditionnée par l’adoption d’une décision finale d’investissement (DFI) des parties prenantes.
Détails financiers, engagement d’achat et logistique
La proposition formalisée par SHICO prend la forme d’une lettre d’intention qui précise à la fois un apport en capital et un accord commercial portant sur un rachat partiel de la production sur une période définie de cinq ans. Le mécanisme financier décrit alloue 60 % du financement à l’investisseur chinois et 40 % au porteur de projet australien, Genmin. Le montant total estimé du projet, repris dans les documents de travail, s’établit à environ 200 millions de dollars, ventilés entre 120 millions pour SHICO et 80 millions pour Genmin.
L’engagement d’achat inscrit dans la lettre d’intention porte sur une fraction de la production pendant les cinq premières années d’exploitation. Les modalités exactes—quantités, prix et calendrier des livraisons—devront faire l’objet d’un accord contractuel final entre les deux groupes. Sur le plan opérationnel, les études préliminaires et les autorisations obtenues permettent aujourd’hui d’envisager le lancement des travaux d’infrastructure et des installations de traitement nécessaires à la production initiale.
Le permis minier délivré couvre une période de vingt ans et la convention minière a été conclue avec l’État gabonais, documents requis pour la mise en œuvre légale de l’exploitation. L’autorisation environnementale, mentionnée par les acteurs du projet, figure parmi les pièces du dossier administratif.
Les itinéraires d’exportation retenus combinent une route d’accès dédiée d’environ 60 kilomètres, l’accès au chemin de fer Transgabonais pour le transport ferroviaire et l’embarquement via le port minéralier d’Owendo à Libreville. La décision finale d’investissement conditionne le démarrage des travaux et le calendrier des premières productions prévues pour 2026, sous réserve des approbations internes et des engagements financiers définitifs



