France : un responsable de l’enseignement catholique annonce la fermeture du site de Bétharram
Le site de l’établissement de Bétharram, situé dans les Pyrénées-Atlantiques, «va fermer», a annoncé jeudi 22 janvier Pierre-Vincent Guéret, président de la Fnogec, sur la radio privée RTL. La Fnogec est l’organisme de gestion de l’enseignement catholique en France. Selon M. Guéret, la décision porte une échéance «à l’été», sans qu’une date précise n’ait été fournie.

Fermeture annoncée et calendrier
Le site de l’établissement de Bétharram, situé dans les Pyrénées-Atlantiques, «va fermer», a annoncé jeudi 22 janvier Pierre-Vincent Guéret, président de la Fnogec, sur la radio privée RTL. La Fnogec est l’organisme de gestion de l’enseignement catholique en France. Selon M. Guéret, la décision porte une échéance «à l’été», sans qu’une date précise n’ait été fournie.
Interrogé sur la manière dont la fermeture devait s’opérer, le président de la Fnogec a distingué la dimension juridique et la réalité opérationnelle : «Institutionnellement, Bétharram va fermer, opérationnellement, Bétharram doit déménager», a-t-il déclaré. Cette formule laisse entendre que, même si l’entité institutionnelle sera supprimée, des dispositions pratiques — relogement d’élèves, transfert d’activités, ou réorganisation administrative — devront être mises en œuvre avant ou au moment de la cessation d’activité du site.
Pierre-Vincent Guéret a également précisé que la mise en œuvre de cette fermeture dépendait d’une autorisation ecclésiastique : «il fallait encore que Rome donne son accord», a-t-il ajouté. La congrégation des Pères de Bétharram est en effet pilotée depuis Rome, et les décisions relatives à l’existence ou au transfert d’établissements relevant de l’ordre impliquent la consultation des autorités religieuses compétentes, selon l’information relayée par l’AFP.
Contexte de l’affaire Bétharram et conséquences attendues
«L’affaire Bétharram» désigne des faits de châtiments corporels scolaires et d’abus sexuels subis par des élèves de l’institution. Ces abus sont signalés depuis les années 1990 et se seraient poursuivis jusqu’à la fin des années 2010, selon les éléments rendus publics. Le dossier a suscité des réactions chez les victimes, les familles et les autorités scolaires et ecclésiastiques, et a conduit à un examen approfondi des pratiques et de la gouvernance du site.
La fermeture annoncée soulève des questions concrètes : relogement des élèves encore présents, prise en charge du personnel, conservation des archives et des dossiers, ainsi que la coordination avec les autorités judiciaires ou administratives si des démarches en cours le nécessitent. La Fnogec et la congrégation devront coordonner les aspects civils et canoniques de la procédure, en particulier si la décision de fermeture doit être entérinée par la hiérarchie romaine.
Ce dossier intéresse au-delà de la France les communautés catholiques et les institutions éducatives surveillant les mesures prises en matière de protection des enfants et d’administration des établissements religieux. Les suites dépendront des décisions tant administratives que religieuses, ainsi que des éventuelles démarches judiciaires ou des mesures de réparation engagées par les victimes.
Les autorités locales et la direction de l’enseignement catholique n’ont pas, à ce stade, communiqué de calendrier détaillé pour les opérations de transfert ni précisé les lieux éventuels d’accueil des activités ou des élèves. Toute évolution officielle sera suivie et relayée au fur et à mesure que Rome, la Fnogec et la congrégation des Pères de Bétharram avanceront sur le dossier.
