Espagne : conducteurs de train appellent à trois jours de grève en février après les récents accidents

Le syndicat des conducteurs de train espagnols, le SEMAF, a annoncé mercredi 21 janvier l’appel à une grève nationale de trois jours, programmée les 9, 10 et 11 février. Dans un communiqué rendu public, l’organisation précise que cette mobilisation vise «pour exiger des mesures garantissant la sécurité ferroviaire» et concerne «tous les conducteurs des différentes entreprises du secteur».

Le
En Brève
198vues
Espagne : conducteurs de train appellent à trois jours de grève en février après les récents accidents
Publicité
2 min de lecture
Google News

Le syndicat des conducteurs de train espagnols, le SEMAF, a annoncé mercredi 21 janvier l’appel à une grève nationale de trois jours, programmée les 9, 10 et 11 février. Dans un communiqué rendu public, l’organisation précise que cette mobilisation vise «pour exiger des mesures garantissant la sécurité ferroviaire» et concerne «tous les conducteurs des différentes entreprises du secteur».

Un appel national couvrant l’ensemble des entreprises ferroviaires

Le SEMAF indique que l’arrêt du travail toucherait l’ensemble des conducteurs employé·es par les diverses entreprises opérant sur le réseau ferroviaire espagnol, ce qui annonce une portée nationale. Le syndicat n’a pas limité son appel à une seule société d’exploitation mais entend rassembler le personnel roulant de tous les fournisseurs de services ferroviaires.

Le choix de dates, début février, laisse plusieurs jours aux autorités et aux opérateurs pour préciser l’impact sur les circulations et mettre en place des mesures d’information et d’organisation. Les voyageurs et la communauté logistique sont invités à suivre les annonces des opérateurs et des autorités compétentes, qui devront communiquer les services minimaux, annulations et éventuelles alternatives de transport.

Contexte et attentes : sécurité ferroviaire après deux accidents mortels

Cette interpellation intervient après deux accidents de train «qui ont endeuillé l’Espagne», rappelle le communiqué du SEMAF, sans que le syndicat n’entre dans le détail des circonstances dans le texte publié mercredi. Le lien direct établi par les conducteurs entre ces drames et la nécessité d’une réponse structurelle explique l’ampleur et le caractère national de l’appel.

Le syndicat appelle à des «mesures garantissant la sécurité ferroviaire», formule qui renvoie à des demandes de nature technique, organisationnelle et réglementaire : renforcement des inspections et de la maintenance, amélioration des conditions de travail et des effectifs, vérifications des systèmes de signalisation, ou encore révision des procédures d’exploitation. Le communiqué n’a pas listé de revendications précises ni de calendrier de négociation avec les autorités ou les employeurs.

Au-delà de l’Espagne, cette mobilisation suscite l’attention d’observateurs et d’acteurs du secteur ferroviaire en Afrique et ailleurs, où la sécurité et la modernisation des réseaux restent des priorités pour développer le transport de voyageurs et de marchandises. Les syndicats européens et africains suivent souvent ce type de mouvements, qui peuvent faire école en matière de revendications sur la sécurité et les conditions de travail.

Les prochains jours devraient permettre de savoir si des rencontres entre le SEMAF, les opérateurs et les autorités seront organisées pour tenter de parvenir à un accord avant le déclenchement de la grève. En attendant, les usagers sont invités à se tenir informés via les canaux officiels des entreprises ferroviaires et des administrations concernées afin d’anticiper d’éventuelles perturbations.

Articles liés

Merci pour votre lecture — publicité