Érythréen condamné à 20 ans de prison aux Pays-Bas pour trafic d’êtres humains

Le 27 janvier 2026, un tribunal néerlandais a condamné à vingt ans de prison un ressortissant érythréen, Amanuel Walid, reconnu coupable d’avoir dirigé un vaste réseau de trafic d’êtres humains responsable de tortures et d’extorsions infligées à des migrants en route d’Afrique vers l’Europe via la Libye. Dans son jugement, le tribunal a souligné le caractère systématique et organisé des mauvais traitements, estimant que les victimes avaient été traitées « sans la moindre humanité » tout au long du trajet.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Érythréen condamné à 20 ans de prison aux Pays-Bas pour trafic d’êtres humains
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Le 27 janvier 2026, un tribunal néerlandais a condamné à vingt ans de prison un ressortissant érythréen, Amanuel Walid, reconnu coupable d’avoir dirigé un vaste réseau de trafic d’êtres humains responsable de tortures et d’extorsions infligées à des migrants en route d’Afrique vers l’Europe via la Libye. Dans son jugement, le tribunal a souligné le caractère systématique et organisé des mauvais traitements, estimant que les victimes avaient été traitées « sans la moindre humanité » tout au long du trajet.

Selon l’acte d’accusation et les éléments exposés à l’audience, des membres du réseau ont maltraité des milliers de personnes avant de les maintenir dans des camps libyens surpeuplés et insalubres. Ces détentions ont servi de levier pour réclamer d’importantes sommes d’argent auprès des familles des migrants, tandis que les conditions de vie et les violences subies relevaient de pratiques pénalement répréhensibles.

Le tribunal a retenu contre Amanuel Walid des qualifications liées au trafic d’êtres humains, à la mise en danger et à l’extorsion, motivant la peine maximale prononcée en fonction des charges. L’autorité judiciaire a décrit le rôle du condamné comme celui d’un chef d’organisation, coordonnant les déplacements, les détentions et les demandes de rançons perpétrées par son réseau.

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Mode d’action et portée des infractions reconnues

L’enquête, instruite en relation avec les éléments recueillis auprès de victimes et de témoins, a établi un schéma d’exploitation reposant sur la promesse d’un passage vers l’Europe en échange de paiements, puis sur la détention et la violence pour contraindre au versement de sommes supplémentaires. Les camps où étaient détenus les migrants ont été décrits comme surchargés, insalubres et dépourvus de garanties élémentaires de sécurité et de dignité.

Les magistrats ont détaillé comment les membres du réseau usaient de la menace, des mauvais traitements physiques et de pressions psychologiques pour extorquer de l’argent aux familles restées au pays d’origine des migrants. Le nombre de personnes concernées par ces pratiques a été qualifié de massif, avec plusieurs milliers de victimes mentionnées dans les actes de procédure examinés par la cour.

La décision rendue par le tribunal néerlandais précise que la peine de vingt ans vise à refléter la gravité et la durée des infractions, ainsi que le rôle central attribué au condamné dans la coordination des opérations illicites. Le jugement comporte des exposés factuels établissant l’existence d’un réseau structuré, l’ampleur des atteintes subies par les victimes et les mécanismes d’extorsion mis en œuvre

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