Pro-Wadagni unions: Anselme Amoussou sternly rebukes the critics

In Benin, the controversy has been mounting since five major trade union centers and confederations decided to back Romuald Wadagni. For some commentators, this stance would be a betrayal of the spirit of the trade union movement. A reading that Anselme Amoussou, Secretary General of CSA Bénin, firmly disputes.

Edouard DjogbénouView all articles
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Pro-Wadagni unions: Anselme Amoussou sternly rebukes the critics
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According to Anselme Amoussou, what harms unionism isn’t public engagement in political debate, but the attempt to lock it into a façade of neutrality. A neutrality comfortable for observers, but perfectly sterile for workers.

Le syndicalisme, rappelle-t-il, ne se pratique pas depuis les tribunes d’indignation tardive. Il se construit dans la durée, au prix de compromis difficiles et de responsabilités assumées. Il est toujours plus simple de dénoncer après coup lorsque l’on ne dirige rien et que l’on ne négocie rien. Gouverner une organisation représentative impose au contraire de lire un contexte, de choisir une option imparfaite parmi d’autres imparfaites, puis d’en répondre devant sa base.

À le croire, c’est là toute la différence entre le commentaire et l’action. Anselme Amoussou balaie également l’argument du calcul personnel. Les leaders syndicaux, rappelle-t-il, n’ont nul besoin de communiqués publics pour régler d’éventuels intérêts individuels avec le pouvoir au Bénin. Une prise de position publique, au contraire, engage, expose et oblige. Elle place les organisations face à leurs responsabilités et les rend comptables devant les travailleurs, a t-il souligné.

En réalité, cette décision collective est l’exact opposé des arrangements discrets que certains dénoncent aujourd’hui avec une morale à géométrie variable. Elle relève d’un choix politique assumé, fait à visage découvert, dans un contexte donné, et non d’une manœuvre individuelle dissimulée.

Le débat mérite donc mieux qu’une indignation réflexe, souligne t-il. Il appelle une question plus honnête: préfère-t-on un syndicalisme figé dans une posture neutre et stérile, ou un syndicalisme qui prend des risques, fait des choix et en assume les conséquences devant ceux qu’il représente ?

C’est à cette question, et non à une polémique de façade, que chacun devrait répondre, martèle t-il.

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