Emeutes au Kazakhstan: plusieurs « dizaines » de manifestants tués par la police
La hausse des prix du gaz a agité depuis dimanche le pays, qui est secoué de violentes émeutes. Plusieurs manifestants ont été tués cette nuit par la police alors qu’ils tentaient de s’emparer de bâtiments administratifs.

La hausse des prix du gaz a agité depuis dimanche le pays, qui est secoué de violentes émeutes. Plusieurs manifestants ont été tués cette nuit par la police alors qu’ils tentaient de s’emparer de bâtiments administratifs.
Un bilan qui s’alourdit jour après jour. Débuté dimanche 2 janvier en province, le mouvement de colère contre la hausse des prix du gaz a viré à l’émeute à Almaty, la plus grande ville du Kazakhstan, faisant des dizaines de morts et des centaines de blessés, selon un décompte effectué ce jeudi 6 janvier.
La plus grande ville du pays a été en proie à des scènes de chaos cette nuit avec des bâtiments administratifs et des magasins détruits puis pillés par les manifestants. Les médias locaux ont rapporté que ces derniers avaient également incendié la résidence présidentielle, le plus grand bâtiment administratif d’Almaty et une chaîne de télévision.
Chaos total cette nuit au #Kazakhstan. Des banques sont prises d'assaut avec des engins de chantier à #Almaty et on signale de nombreux pillages de magasins. pic.twitter.com/yxFM74mRHK
Quelles sont les causes de la contestation?
A l’origine, le mouvement contestataire a débuté dimanche avec une nette augmentation des prix du gaz naturel liquéfié (GNL) dans la commune de Janaozen, puis dans la grande ville régionale d’Aktau, près de la mer Caspienne, avant de gagner la capitale économique Almaty au sud-est du pays. Cette hausse a été perçue comme injuste par les Kazakhs en raison des nombreuses ressources gazières et pétrolières du pays, ce qui a conduit à la montée de la violence.
Au-delà même du coût de la vie et des inégalités économiques criantes qui rythment le quotidien des Kazakh, ceux-ci s’indignent également contre le pouvoir en place, qui n’a pas changé depuis l’indépendance du pays de l’URSS, en 1991. Le président kazakh, Kassym-Jomart Tokaïev, a indiqué mercredi que des «gangs terroristes» ayant «reçu un entraînement approfondi à l’étranger» dirigeaient les opérations de ces manifestations explosives.
Moscou envoie des troupes
La Russie et ses alliés ont annoncé dans ce contexte l’envoi du premier contingent de forces «de maintien de la paix» au Kazakhstan, comme l’a demandé l’ex-république soviétique secouée par des émeutes chaotiques qui ont démarré comme un mouvement de colère en province dû à la hausse des prix du gaz.
«Une force collective de maintien de la paix de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) a été envoyée au Kazakhstan pour une période limitée afin de stabiliser et de normaliser la situation», a indiqué cette alliance militaire dans un communiqué diffusé sur Telegram par la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.
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