Cuba : le président juge «néocolonial» le sommet convoqué par Donald Trump en Floride
Le président cubain Miguel Díaz-Canel a violemment critiqué le sommet qui s’est tenu samedi 7 mars en Floride, qualifiant l’initiative de néocoloniale. L’événement, organisé par le président américain Donald Trump, a également donné lieu à des déclarations de ce dernier affirmant que le régime communiste de l’île approchait de sa fin et qu’il comptait s’en charger.

Le président cubain Miguel Díaz-Canel a violemment critiqué le sommet qui s’est tenu samedi 7 mars en Floride, qualifiant l’initiative de néocoloniale. L’événement, organisé par le président américain Donald Trump, a également donné lieu à des déclarations de ce dernier affirmant que le régime communiste de l’île approchait de sa fin et qu’il comptait s’en charger.
Dans un message publié sur le réseau X, le chef de l’État cubain a fustigé ce qu’il a décrit comme une rencontre orchestrée par Washington et regroupant des gouvernements de droite d’Amérique latine. Selon lui, la logique même de la réunion relève d’une vision régressive et impérialiste.
Díaz-Canel a estimé que le sommet encourageait ces pays à légitimer l’emploi de la force militaire américaine dans leurs affaires intérieures. Il a mis en garde contre l’acceptation, de la part de certains gouvernements, d’options impliquant l’usage létal de la force pour « régler » des problèmes internes et « garantir » l’ordre public.
Le président cubain a relayé sa mise en garde via X, soulignant la portée politique et symbolique de cette convocation organisée sur le sol américain.
Rappel des enjeux et portée régionale
Les propos de Díaz-Canel illustrent la montée des tensions diplomatiques entre La Havane et Washington, et ravivent les inquiétudes quant à une interventionnisme extérieur soutenu par des alliés régionaux. Pour l’île, ces accusations s’inscrivent dans une longue histoire de méfiance envers les initiatives américaines visant à influencer les affaires latino-américaines.
Du côté des pays participants, l’adhésion à une rhétorique plus ferme ou à des mesures coercitives face à des situations internes pourrait accentuer les divisions politiques en Amérique latine et alimenter des réactions diplomatiques contrastées.
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