Crise sécuritaire au Sahel: le chef d’état-major de l’armée française apprecie

En séance de travail à Cotonou, le chef d’état-major des armées françaises, Fabien Mandon, a livré une analyse sans détour de l’évolution de la situation sécuritaire dans les pays de l’Alliance des États du Sahel. Son constat est sévère.

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Crise sécuritaire au Sahel: le chef d’état-major de l’armée française apprecie
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Selon lui, depuis les coups d’État intervenus au Burkina Faso, au Niger et au Mali, la menace terroriste ne s’est pas résorbée. Elle s’est au contraire renforcée et étendue.

Pour le haut responsable militaire français, les groupes armés disposent aujourd’hui de capacités accrues et d’une liberté d’action plus large, avec des effets directs sur l’ensemble de la sous-région. Le nord du Bénin, désormais touché par des incursions répétées, en paie le prix.

Fabien Mandon a évoqué la souffrance des familles béninoises frappées par le terrorisme, endeuillées par la perte de proches, ainsi que celle des forces armées engagées sur le terrain et confrontées à des pertes importantes.

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Le chef d’état-major français dit s’associer à la douleur de l’armée béninoise, rappelant que la défense du territoire se fait aujourd’hui dans un environnement régional profondément dégradé. Cette réalité sécuritaire, a-t-il souligné, constitue l’une des raisons majeures de la rencontre de Cotonou entre les chefs d’état-major de plusieurs pays partenaires, dans un contexte où la coordination et le partage d’analyses apparaissent plus nécessaires que jamais.

Abordant la communication officielle des États membres de l’AES, Fabien Mandon a également pointé ce qu’il considère comme une stratégie de désinformation. À l’en croire, ces pays diffusent largement des discours rassurants laissant penser que la situation est sous contrôle, alors même que les menaces se sont aggravées sur le terrain.

À Cotonou, le message du chef d’état-major français se veut donc clair. Le Sahel traverse une phase de fragilisation sécuritaire profonde, aux répercussions directes pour les pays côtiers, et la réponse ne peut être ni solitaire ni fondée sur le déni de la situation réelle.

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