CRIET: le procès du commissaire Delcoz Kindjanhoundé renvoyé au 12 octobre 2026

​Le bout du tunnel semble encore loin pour le commissaire de police Delcoz Kindjanhoundé interpellé et placé sous mandat de dépôt courant janvier 2026 après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une série de vidéos dans lesquelles il s’en prend aux institutions de la République.

Edouard Djogbénou
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CRIET: le procès du commissaire Delcoz Kindjanhoundé renvoyé au 12 octobre 2026
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La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a ordonné, le lundi 17 août 2026, le renvoi du dossier du commissaire de police Delcoz Kindjanhoundé. À la demande du ministère public, la tenue de la prochaine audience a été fixée au 12 octobre 2026.

Un dossier judiciaire aux multiples chefs d’accusation

​Poursuivi pour incitation à la rébellion, incitation à la haine et détention illégale d’armes à feu, l’officier de police avait plaidé non coupable lors de l’ouverture de son procès le 9 février 2026, contestant l’intégralité des charges retenues contre lui.

​Interpellé par la Police républicaine puis placé sous mandat de dépôt, le prévenu est poursuivi pour des propos tenus dans une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, vidéo dans laquelle il remettait en cause les institutions et s’en prenait à l’ancien président Patrice Talon.

Lors de l’audience du 20 avril 2026, le commissaire a transmis une note explicative aux juges, soutenant avoir agi en simple citoyen pour appeler à une révolution démocratique. Cette ligne de défense a soulevé de vives réserves de la part du parquet concernant le non-respect du devoir de réserve d’un agent de police apparaissant en uniforme à l’écran.

​Pour expliquer son geste, le commissaire Kindjanhoundé a mis en avant son expérience du terrain au nord du Bénin, où il avait été déployé fin 2023 dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Marqué par les pertes humaines et affirmant avoir vu des hommes mourir au front, il a soutenu que sa démarche visait avant tout à rendre hommage aux soldats tombés, après que ses multiples notes administratives d’alerte sont restées sans suite.

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