CRIET: il utilise le téléphone d’un défunt pour la cybercriminalité et risque 7 ans de prison

Détenu à titre préventif depuis plusieurs semaines, un homme d’une trentaine d’années a comparu le lundi 16 février 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme.

Edouard DjogbénouVoir tous ses articles
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CRIET: il utilise le téléphone d’un défunt pour la cybercriminalité et risque 7 ans de prison
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Détenu à titre préventif depuis plusieurs semaines, un homme d’une trentaine d’années a comparu le lundi 16 février 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme.

Il est poursuivi pour des faits d’escroquerie via internet dans une affaire aux contours particulièrement troublants.

Selon l’accusation, le prévenu aurait profité d’un grave accident de la circulation ayant coûté la vie à un homme pour s’emparer du téléphone portable de la victime. À partir de cet appareil, il se serait fait passer pour le défunt afin de contacter ses proches puis solliciter de l’argent en son nom.

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La plainte a été déposée par la sœur de la victime, constituée partie civile dans le dossier.
Au cours de l’audience, la plaignante a expliqué que le mis en cause aurait également entrepris des démarches auprès de l’opérateur MTN afin de modifier les codes d’accès du compte mobile money de son frère, ce qui lui aurait permis de vider les fonds qui s’y trouvaient.

Estimant avoir subi un préjudice moral et financier, son conseil a réclamé la somme d’un million de francs CFA à titre de dommages-intérêts.

Le ministère public, représenté par le premier substitut du procureur spécial près la CRIET, a dénoncé la gravité et le caractère inhumain des faits reprochés. Considérant que les éléments du dossier établissent l’escroquerie via internet, le parquet spécial a requis une peine de sept ans d’emprisonnement ferme à l’encontre du prévenu, tout en demandant à la Cour de réserver les intérêts civils.

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La défense, pour sa part, a plaidé la relaxe au bénéfice du doute, contestant l’implication directe de son client dans l’ensemble des faits allégués. À l’issue des débats, la Cour a renvoyé le verdict au mois d’avril 2026, selon les informations rapportées par Libre Express.

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