Côte d’Ivoire : un prêt BADEA de 6,68 milliards FCFA pour financer la participation à l’augmentation du capital du FSA
Le gouvernement ivoirien a annoncé, le 4 mars à l’issue du conseil des ministres, la ratification d’un accord de prêt conclu le 26 novembre 2025 avec la Banque arabe de développement économique en Afrique (BADEA). Ce prêt de 11,1 millions de dollars, soit environ 6,68 milliards FCFA, est destiné à financer la contribution de la Côte d’Ivoire à l’augmentation du capital du Fonds de solidarité africain (FSA) et sera versé en deux tranches annuelles de 5,5 millions de dollars chacune.

Le gouvernement ivoirien a annoncé, le 4 mars à l’issue du conseil des ministres, la ratification d’un accord de prêt conclu le 26 novembre 2025 avec la Banque arabe de développement économique en Afrique (BADEA). Ce prêt de 11,1 millions de dollars, soit environ 6,68 milliards FCFA, est destiné à financer la contribution de la Côte d’Ivoire à l’augmentation du capital du Fonds de solidarité africain (FSA) et sera versé en deux tranches annuelles de 5,5 millions de dollars chacune.
Selon le communiqué gouvernemental rendu public après la réunion du conseil, l’opération vise à permettre au pays d’honorer sa participation financière à une opération portée par une institution panafricaine spécialisée dans les garanties et le renforcement des capacités de financement. La ratification formelle de l’accord de prêt confirme l’engagement de l’État ivoirien à mobiliser des ressources extérieures en vue de soutenir des mécanismes de financement régionaux.
La BADEA, laquelle finance des projets et programmes de développement en Afrique, a donc consenti une enveloppe destinée exclusivement à la contribution de la Côte d’Ivoire au capital du FSA. Le dispositif prévoit des décaissements échelonnés sur deux ans, à hauteur de 5,5 millions de dollars par année, modalités confirmées dans la note ministérielle diffusée après le conseil des ministres.
Rôle du Fonds de solidarité africain et portée de l’opération
Créé en 1975, le Fonds de solidarité africain intervient principalement en fournissant des garanties aux prêts bancaires et aux émissions obligataires contractés par des entités publiques, parapubliques ou privées. En sécurisant une partie du risque lié aux financements, le FSA facilite l’accès au crédit pour des projets dits structurants, souvent difficiles à couvrir par les marchés financiers traditionnels.
Les garanties accordées par le FSA s’adressent à des projets dans plusieurs secteurs clefs de l’économie : l’industrie, l’agriculture, le commerce et les infrastructures. Par ce mécanisme, l’institution contribue à diminuer la perception du risque pour les investisseurs et les banques, ce qui peut se traduire par des conditions de financement plus favorables pour les États membres qui sollicitent son appui.
La décision ivoirienne de mobiliser un financement extérieur pour soutenir l’augmentation de capital du FSA s’inscrit dans une logique de renforcement des capacités d’intervention de ce fonds, dont l’action est centrée sur la mobilisation de ressources en faveur des économies africaines
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