Côte d’Ivoire : opération coup de poing lancée contre les cliniques clandestines

Le ministère de la Santé annonce la disparition des cliniques clandestines recensées lors des opérations de contrôle menées depuis 2022 en Côte d’Ivoire, avec près de 1 700 fermetures recensées entre 2022 et 2025 et une part importante d’établissements ayant régularisé leur situation. La Direction des Établissements Privés et des Professions Sanitaires (DEPPS) précise que sur les quelque 80 % de structures initialement identifiées comme irrégulières, le dispositif de vérification a permis d’aboutir à un état « zéro clinique illégale » pour celles-là, selon les déclarations relayées par le site officiel du gouvernement.

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Santé
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Côte d’Ivoire : opération coup de poing lancée contre les cliniques clandestines
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Les opérations, lancées sous l’intitulé « zéro clinique illégale », ont ciblé des centres de soins opérant sans autorisation, souvent insuffisamment équipés et présentant des risques pour les patients. Les campagnes de contrôle ont simultanément entraîné des fermetures administratives et des démarches de mise en conformité auprès du guichet unique d’agrément, mécanisme par lequel plusieurs structures ont obtenu les autorisations requises pour poursuivre leur activité.

Les autorités sanitaires attribuent ce résultat à la montée en puissance de la police sanitaire et à des mesures d’appui aux hôpitaux publics, notamment l’acquisition de matériel médical par l’État pour renforcer les capacités des établissements légitimes. Le ministère rappelle également le rôle du secteur privé, qui concentre une part significative de l’offre de soins dans le pays et doit respecter les normes sanitaires imposées.

Modalités des contrôles, régularisation et points de vigilance

Selon les responsables de la DEPPS, les vérifications ont combiné inspections sur site, listes préalables d’établissements suspectés d’être non conformes et procédures d’amende ou de fermeture pour les contrevenants. Des équipes spécialisées en santé publique ont procédé à des constats techniques et administratifs permettant soit la fermeture immédiate d’un local, soit l’orientation des exploitants vers les démarches de normalisation.

Plusieurs établissements identifiés comme clandestins ont ainsi pu être équipés en personnel qualifié et en matériel, condition indispensable à l’obtention d’une autorisation d’exploitation. D’autres structures, en revanche, ont fait l’objet de mesures conservatoires et de fermetures administratives lorsqu’elles ne réunissaient pas les critères essentiels de sécurité et de qualité des soins.

Le rapport ministériel met en avant la concentration des interventions dans les zones urbaines, notamment à Abidjan, où le secteur privé assurait jusqu’à 60 % des consultations avant les opérations. Les autorités signalent aussi des difficultés persistantes d’accès aux soins dans certaines zones rurales où l’offre publique ne suffit pas à couvrir la demande, ce qui avait contribué à l’émergence de prestations non autorisées.

Des alertes sont émises quant à l’apparition possible de nouvelles formes d’exercice informel, comme des visites à domicile de praticiens non autorisés, et les services compétents indiquent poursuivre le suivi des dossiers d’agrément auprès du guichet unique afin de vérifier la conformité des établissements recensés

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