Côte d’Ivoire : l’offensive de Valérie Yapo contre la direction du PDCI-RDA

En conférence de presse à Abidjan, Valérie Yapo, membre du bureau politique du Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), a haussé le ton contre Tidjane Thiam, président du parti, en exil volontaire depuis près d’un an. Elle a affirmé sa détermination à obtenir sa démission, estimant que son absence fragilise la formation politique.

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Côte d’Ivoire : l’offensive de Valérie Yapo contre la direction du PDCI-RDA
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En conférence de presse à Abidjan, Valérie Yapo, membre du bureau politique du Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), a haussé le ton contre Tidjane Thiam, président du parti, en exil volontaire depuis près d’un an. Elle a affirmé sa détermination à obtenir sa démission, estimant que son absence fragilise la formation politique.

« S’il ne démissionne pas, nous l’y obligerons », a-t-elle déclaré, contestant la légitimité d’un dirigeant absent du territoire national. Selon elle, aucune procédure judiciaire ne justifie son éloignement. « Il n’y a ni assignation ni mandat contre lui. Il est parti volontairement », a-t-elle soutenu, dénonçant un vide politique au sommet du parti.

S’appuyant sur les statuts du PDCI-RDA, l’ancienne déléguée départementale d’Akoupé appelle à l’application des textes internes. Elle rappelle qu’en cas d’indisponibilité du président, l’intérim revient au doyen des vice-présidents, qui devrait convoquer un bureau politique puis un congrès extraordinaire en vue de l’élection d’un nouveau président. Elle estime par ailleurs que Tidjane Thiam ne remplirait pas les conditions d’ancienneté requises pour se représenter.

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Au-delà du leadership, Valérie Yapo met en lumière des tensions persistantes au sein du groupe parlementaire du parti à l’Assemblée nationale. Sur les 28 députés que compte le PDCI-RDA, certains refuseraient d’intégrer le groupe parlementaire, une situation qu’elle qualifie de préoccupante. Elle évoque notamment les cas de Sylvestre Emmou, Jean-Marc Yacé et Jacques Ehouo.

Selon des sources internes, ces élus contesteraient les conditions de désignation de Blessy Chrysostome à la tête du groupe parlementaire, estimant que la décision aurait été prise sans concertation suffisante. Malgré ces dissensions, Valérie Yapo affirme maintenir des échanges réguliers avec plusieurs cadres influents du parti, dont Jean-Louis Billon, Maurice Kakou Guikahué et Thierry Tanoh, assurant que le dialogue reste ouvert au sein de la formation fondée par Félix Houphouët-Boigny.

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