Côte d’Ivoire : le gouvernement durcit le ton face aux contestations électorales

En Côte d’Ivoire, la scène politique se tend à l’approche de la présidentielle de 2025, après le rejet de plusieurs candidatures par le Conseil constitutionnel. Cette décision a suscité de vives protestations dans l’opposition, notamment du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), dont le leader Laurent Gbagbo a été écarté.

Publié le à · Mis à jour le
Politique
1 462vues
Côte d’Ivoire : le gouvernement durcit le ton face aux contestations électorales
Publicité
2 min de lecture
Google NewsCommenter

Interrogé à l’issue du Conseil des ministres du 17 septembre, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a rappelé l’autorité de l’institution : « Les décisions du Conseil constitutionnel ne souffrent d’aucun recours. Les contester, c’est tomber sous le coup de la loi. » Une mise en garde claire aux partis qui dénoncent une manœuvre politique.

Depuis le début de la semaine, les militants du PPA-CI multiplient les actions symboliques pour exprimer leur colère : dépôts de motions, appels à manifester, mobilisations qu’ils promettent pacifiques, mais résolues. Le gouvernement, pour sa part, rejette toute accusation d’instrumentalisation judiciaire : « Toutes ces personnes sont dans les mains de la justice. Elles seront jugées selon la loi », a insisté Amadou Coulibaly.

Au centre de la controverse se trouve également la question du parrainage citoyen, devenu obligatoire pour valider une candidature. Les recalés y voient un mécanisme d’exclusion, quand l’exécutif assure qu’il s’agit d’une règle connue et légale : « Ce n’est pas parce que vous n’avez pas été retenu que vous pouvez remettre en cause un texte auquel vous êtes soumis », a rappelé le porte-parole.

Face à cette impasse, plusieurs formations de l’opposition envisagent une grande manifestation avant la fin septembre, afin de tester leur capacité de mobilisation et la réaction des autorités.

À quelques semaines du scrutin, le climat reste chargé d’incertitudes. Les décisions du Conseil constitutionnel apparaissent comme irrévocables pour le pouvoir, tandis que l’opposition tente de maintenir la pression. Reste à savoir si la rue pourra peser sur un processus électoral déjà verrouillé sur le plan juridique.

Articles liés

Commentaires

Les commentaires se chargent lorsque vous arrivez ici.

Merci pour votre lecture — publicité
© 2026 BENIN WEB TV