Côte d’Ivoire : la crise du cacao révèle des tensions au sein de la filière
La filière cacao en Côte d’Ivoire demeure en proie à des tensions alors que la campagne intermédiaire vient d’être lancée. Le problème central reste l’écoulement des fèves qui n’ont pas trouvé preneur à l’issue de la campagne principale, créant une pression sur l’ensemble de la chaîne.

La filière cacao en Côte d’Ivoire demeure en proie à des tensions alors que la campagne intermédiaire vient d’être lancée. Le problème central reste l’écoulement des fèves qui n’ont pas trouvé preneur à l’issue de la campagne principale, créant une pression sur l’ensemble de la chaîne.
Pour tenter de désengorger les stocks et soutenir les producteurs, l’État a annoncé en février 2026 l’achat d’un volume minimum estimé à 100 000 tonnes de cacao. Ce rachat devait être réalisé au prix garanti de 2 800 francs CFA le kilo, mesure présentée comme un filet de sécurité pour les planteurs.
À Abidjan, la mise en œuvre de cette promesse étatique a néanmoins engendré des frictions. Le 2 mars 2026, des dissensions sont apparues entre le Conseil café‑cacao et l’OIA‑café‑cacao, l’interprofession chargée de coordonner les acteurs du secteur.
Ces tensions soulignent les difficultés pratiques à transformer un engagement politique en opérations sur le terrain : redistribution des volumes, modalités de transaction et gestion des paiements emergent parmi les questions à trancher pour permettre une reprise fluide des ventes.
Points de blocage et enjeux pour la filière
Les désaccords observés à Abidjan montrent que, au‑delà du montant et du volume annoncés, ce sont les modalités techniques et organisationnelles qui posent problème. Les acteurs doivent s’accorder sur la façon dont les lots retenus seront collectés, stockés et payés afin d’éviter la paralysie des transactions.
Pour les petits exploitants, l’attente d’un débouché et d’un règlement rapide demeure cruciale : l’incertitude pèse sur leurs trésoreries et sur la confiance vis‑à‑vis des acheteurs. Les prochains jours seront déterminants pour savoir si les institutions parviendront à débloquer la situation et relancer la commercialisation des fèves invendues.
Articles liés
Sénégal : des répercussions économiques en vue de la guerre au Moyen-Orient
RDC : des défenseurs des droits humains pris pour cible par le M23, selon l’ONU
Soudan du Sud : nouveau massacre dans le nord, au moins 169 civils tués
Bénin : 20 millions de FCFA offerts pour capturer le cerveau du putsch raté du 7 décembre