Côte d’Ivoire : la BOAD a engagé plus de 1 150 milliards FCFA en cinq ans
Entre 2020 et 2025, la Banque ouest‑africaine de développement (BOAD) a engagé plus de 1 150 milliards FCFA en Côte d’Ivoire, plaçant le pays au cœur de sa stratégie d’investissement sous‑régionale et favorisant prioritairement les infrastructures publiques et les secteurs dits structurants.

Entre 2020 et 2025, la Banque ouest‑africaine de développement (BOAD) a engagé plus de 1 150 milliards FCFA en Côte d’Ivoire, plaçant le pays au cœur de sa stratégie d’investissement sous‑régionale et favorisant prioritairement les infrastructures publiques et les secteurs dits structurants.
Le détail des engagements met en évidence une forte orientation vers le secteur public : le secteur public non marchand — c’est‑à‑dire des projets portés par l’État sans objectif de profit direct — concentre 575,4 milliards FCFA, soit environ 50 % du total. En y ajoutant le secteur public marchand (110 milliards FCFA, 9 %), près de 60 % des ressources déployées ont bénéficié à des entités publiques. Le secteur privé a reçu 468,9 milliards FCFA, représentant 41 % des financements cumulés.
La ventilation par secteur confirme cette priorité aux infrastructures : l’énergie et les ressources naturelles absorbent 28 % des engagements, tandis que les transports et les technologies de l’information et de la communication (TIC) / digitalisation pèsent 27 %. Ces deux ensembles mobilisent plus de la moitié des crédits accordés sur la période.
Secteurs ciblés, instruments et canaux d’intervention
Au‑delà des deux pôles majeurs, l’immobilier et l’habitat ainsi que la finance et l’assurance ont recueilli chacun 14 % des engagements de la BOAD en Côte d’Ivoire, reflétant l’attention portée aux besoins liés à l’urbanisation et à la consolidation du système financier. En revanche, les secteurs sociaux tels que la santé et l’éducation restent marginalement financés, avec seulement 4 % des ressources allouées.
Le mode d’intervention de la BOAD se caractérise par une prédominance du prêt : 92 % des opérations correspondent à des crédits, soit près de 1 069 milliards FCFA. Les garanties représentent 6 % des engagements, les prises de participation 1 % et les études 1 %, indiquant une utilisation limitée des instruments en fonds propres ou quasi‑fonds propres et des mécanismes d’appui non remboursables.
Sur le plan des canaux d’octroi, la quasi‑totalité des financements (94 %) a transité par le guichet bancaire classique, le Fonds de développement et de cohésion (FDC) n’intervenant qu’à hauteur de 6 %. Cette répartition traduit une préférence pour des interventions orientées vers des projets de nature financièrement viable plutôt que pour des mécanismes purement concessionnels.
La concentration des ressources sur l’énergie, les transports et les projets publics confère à la Côte d’Ivoire un rôle central dans le portefeuille de la BOAD, le pays ayant reçu l’essentiel des engagements en valeur brute sur la période 2020‑2025. Les chiffres disponibles précisent que les prêts constituent l’essentiel des instruments mobilisés, tandis que les garanties, prises de participation et études demeurent minoritaires par rapport au volume total engagé, et que 94 % des financements ont été accordés via le guichet bancaire classique, contre 6 % via le FDC
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