Compass Gold se rapproche d’un nouveau cap pour son projet aurifère

Compass Gold, société aurifère canadienne, indique être proche d’obtenir un permis de petite mine pour son projet Massala, situé dans le corridor de Tarabala au sud du Mali. Le groupe précise que l’autorisation, délivrée par le ministère malien des Mines, est attendue avant la fin du mois de mars, sous réserve de l’achèvement des formalités prévues par le code minier national. La compagnie présente ce permis comme la clé permettant de passer de la phase d’exploration à une exploitation à petite échelle.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Compass Gold se rapproche d’un nouveau cap pour son projet aurifère
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Compass Gold, société aurifère canadienne, indique être proche d’obtenir un permis de petite mine pour son projet Massala, situé dans le corridor de Tarabala au sud du Mali. Le groupe précise que l’autorisation, délivrée par le ministère malien des Mines, est attendue avant la fin du mois de mars, sous réserve de l’achèvement des formalités prévues par le code minier national. La compagnie présente ce permis comme la clé permettant de passer de la phase d’exploration à une exploitation à petite échelle.

Selon le communiqué de l’entreprise, le permis en discussion concerne exclusivement une exploitation de moindre envergure, distincte des grands complexes industriels déjà implantés dans le pays. Les autorités maliennes restent l’instance décisionnelle compétente pour valider l’octroi et la mise en conformité du projet avec les prescriptions administratives et réglementaires en vigueur.

Sur le plan opérationnel, Compass Gold poursuit des travaux techniques sur le site de Massala pendant que la procédure d’autorisation suit son cours. La société a rapporté la réalisation d’un deuxième échantillonnage en vrac de 90 tonnes, avec un broyage affiné à moins de 2 mm destiné à améliorer les taux de récupération aurifère. Des essais métallurgiques approfondis sont en cours au Canada, au laboratoire Blue Coast Research, afin de déterminer la méthode de traitement la plus adaptée au minerai de Massala et aux zones adjacentes comme Tarabala. La direction de Compass Gold présente cette démarche comme une stratégie d’exploitation simplifiée axée sur la qualité du minerai, en lien avec l’évolution récente du prix de l’or.

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Contexte géologique, foncier et réglementaire

Le projet Massala s’inscrit dans la propriété dite de Sikasso, qui couvre une superficie cumulée de 1 173 km² et regroupe trois sites situés dans le sud du Mali. Cette zone se situe au cœur d’un ensemble aurifère qui comprend des gisements déjà connus et exploités, notamment Morila, Syama et Kalana, des titres régulièrement cités dans les inventaires miniers nationaux et internationaux.

Le Mali demeure un producteur majeur d’or en Afrique de l’Ouest : la production industrielle annuelle dépasse les 70 tonnes, hors production artisanale. Ce poids de l’or dans l’économie explique les récentes évolutions du cadre réglementaire malien, visant, selon les autorités, à renforcer le contrôle étatique, à intégrer davantage d’exigences environnementales et sociales et à améliorer les retombées économiques locales liées aux activités minières.

Compass Gold opère dans le pays via une filiale locale et, d’après ses communiqués, tente d’aligner ses démarches techniques et administratives sur les exigences nationales. L’obtention formelle du permis pour Massala dépend toutefois des étapes procédurales prévues par le ministère des Mines et des vérifications réglementaires complémentaires à réaliser par les services compétents

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