Catherine Laborde : sa mère Maria del Pilar décorée par la reine Elizabeth II

Le 28 janvier 2026 marque le premier anniversaire de la mort de Catherine Laborde, figure familière des bulletins météo de TF1 pendant près de trente ans. Connue pour son sourire et sa douceur, elle a aussi été la passeuse d’un récit familial lié à la Seconde Guerre mondiale : l’histoire de sa mère, Maria del Pilar, engagée dans la Résistance et distinguée par les autorités britanniques.

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Catherine Laborde : sa mère Maria del Pilar décorée par la reine Elizabeth II
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Le 28 janvier 2026 marque le premier anniversaire de la mort de Catherine Laborde, figure familière des bulletins météo de TF1 pendant près de trente ans. Connue pour son sourire et sa douceur, elle a aussi été la passeuse d’un récit familial lié à la Seconde Guerre mondiale : l’histoire de sa mère, Maria del Pilar, engagée dans la Résistance et distinguée par les autorités britanniques.

Née le 8 mai 1951 à Bordeaux, Catherine Laborde a longtemps incarné la météo du quotidien télévisuel français, avant de quitter TF1 en janvier 2017 après vingt-huit ans d’antenne. Son parcours professionnel s’accompagne d’une vie privée marquée par une recherche de mémoire : la redécouverte des souvenirs de sa mère a conduit à la publication d’un livre consacré à Maria del Pilar.

Maria del Pilar, d’origine espagnole, a été engagée pendant l’Occupation dans un réseau de Résistance en lien avec la Grande-Bretagne. Pour cet engagement, elle a reçu une décoration remise au nom de la reine Elizabeth II, une distinction qui atteste d’une coopération franco‑britannique durant la guerre.

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Une famille tournée vers les langues

La biographie familiale dessine un foyer tourné vers les langues et l’ouverture internationale : le père de Catherine, professeur d’anglais devenu inspecteur d’académie, emmenait ses filles régulièrement aux États‑Unis. Au-delà de cette apparence culturelle, le parcours de Maria del Pilar révèle une jeunesse bouleversée par la guerre et par des choix clandestins.

En 1972, Maria del Pilar a consigné ses souvenirs dans un grand cahier où elle évoque « les mois d’attente, la peur, l’amour et la perte ». Ce carnet, oublié pendant des décennies, a été redécouvert par sa fille. De cette archive personnelle est né le livre intitulé Maria del Pilar, auquel Catherine Laborde a donné une forme publique et éditée, expliquant : « C’est le prénom de ma mère. C’est son histoire » et qualifiant le récit de « véritable roman ».

Durant l’Occupation, Maria del Pilar a participé à un réseau franco‑britannique chargé de missions de liaison avec l’Angleterre. Ces réseaux facilitaient la transmission d’informations, le passage de personnes et, parfois, des opérations liées au renseignement ou à l’évasion. Le compagnon de Maria del Pilar, lui aussi engagé, a été arrêté par les forces nazies ; elle a attendu son retour entre août 1944 et mai 1945, période d’incertitude évoquée dans ses écrits.

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Dans son livre, Catherine Laborde raconte cette histoire d’amour pendant la guerre et entreprend une quête pour « retrouver » la jeune femme que fut sa mère. Elle écrit également : « Je voulais la retrouver, la rencontrer », décrivant par les mots l’enquête intime menée à partir du carnet familial.

La décoration accordée à Maria del Pilar par les autorités britanniques, remise au nom de la reine Elizabeth II, constitue un élément officiel de reconnaissance de son engagement au sein de réseaux en lien avec le Royaume‑Uni.

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