Cameroun : Yaoundé pointe les freins aux investissements américains

Réunis le 26 août 2026 à Yaoundé avant le premier dialogue économique et commercial Cameroun-États-Unis, responsables publics, investisseurs et représentants du secteur privé ont identifié l’accès aux devises, la prévisibilité réglementaire, les infrastructures et la connectivité comme les principaux freins à l’investissement américain au Cameroun.

Ousmane Traoré Samba
Ousmane Traoré Samba
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Economie
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Cameroun : Yaoundé pointe les freins aux investissements américains
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Le Business Climate Forum, organisé par l’ambassade des États-Unis et l’AmCham Cameroon, a réuni des acteurs de la banque, de la fintech, des technologies, de l’agro-industrie et des mines. Le diagnostic dépasse donc le seul numérique et touche plus largement le climat des affaires.

Les échanges ont mis en avant des procédures administratives jugées lourdes, des difficultés d’accès au financement et aux devises, ainsi qu’un cadre réglementaire et juridique dont la stabilité reste un enjeu pour des investisseurs étrangers.

L’énergie et la connectivité ont aussi été présentées comme des fondations de l’économie numérique, ce qui lie les ambitions de transformation digitale du pays à des contraintes plus larges d’infrastructures et de services de base.

Parmi les pistes évoquées figurent la création d’un regulatory sandbox, l’assouplissement de certaines règles de change et une numérisation accrue des plateformes et procédures, afin de réduire les délais et les incertitudes pour les entreprises.

Le dialogue bilatéral du 27 août à Yaoundé s’est ensuite structuré autour de l’amélioration du climat des affaires, de la promotion des investissements et du développement du commerce entre les deux pays. La partie camerounaise y a notamment mis en avant le numérique et les infrastructures numériques, dont le data center souverain et le Park Cloud.

Les intérêts américains identifiés pendant ce dialogue ont porté notamment sur le numérique, les infrastructures, les minerais critiques, l’agro-industrie, la logistique et les services financiers. Les deux États ont indiqué vouloir inscrire ce cadre dans la durée avec des feuilles de route et des projets concrets.

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