Cameroun : un prêt saoudien de 46 milliards FCFA pour réhabiliter un axe clé

Le Cameroun et l’Arabie saoudite ont paraphé, le 23 mars 2026 à Yaoundé, un prêt de 75 millions de dollars (environ 46 milliards FCFA) destiné à la réhabilitation de la route Sorawel–Dourbeye, un tronçon d’environ 70 kilomètres dans le septentrion qui relie plusieurs localités et débouche vers le Nigeria, partenaire commercial majeur du pays en Afrique de l’Ouest.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Economie
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Cameroun : un prêt saoudien de 46 milliards FCFA pour réhabiliter un axe clé
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Dans son état actuel, cet axe est fortement dégradé, entravant la circulation des personnes et des marchandises, alourdissant les coûts de transport et limitant l’écoulement des productions agricoles locales. Les autorités et les acteurs économiques régionaux pointent l’importance de cette section routière pour les échanges transfrontaliers et pour l’acheminement des produits vers les centres de commerce nationaux et internationaux.

Le financement saoudien s’inscrit dans un ensemble d’initiatives destinées à renforcer le réseau routier du nord du Cameroun et à améliorer les liaisons vers les corridors commerciaux régionaux. Outre les bénéfices attendus pour le transport des marchandises, les travaux visent également à faciliter l’accès aux services essentiels pour les populations riveraines.

Financement, contexte et implications logistiques

Le prêt accordé par le Fonds saoudien de développement porte la contribution cumulée de cette institution au Cameroun à 136 millions de dollars. Selon des sources officielles, le Fonds a déjà soutenu plusieurs projets d’infrastructures routières ainsi que des programmes dans les secteurs universitaire et agricole du pays.

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Le tronçon Sorawel–Dourbeye fait partie d’un maillage d’axes liés au corridor Douala–N’Djamena, route commerciale majeure pour le transit des marchandises à destination du Tchad. Les estimations officielles indiquent que ce corridor supporte chaque année environ 350 milliards FCFA de flux commerciaux tchadiens, dont une part est aujourd’hui freiné par l’état insuffisant de la voirie secondaire.

Les négociations sur les besoins d’investissement dans les régions septentrionales entre le Cameroun et l’un des bailleurs saoudiens remontent à 2023. À l’époque, deux projets routiers prioritaires d’un coût global estimé à 280 milliards FCFA avaient été identifiés, incluant notamment la réhabilitation de l’axe Ngaoundéré–Garoua.

Un décret présidentiel publié en juillet 2025 avait déjà autorisé la conclusion du prêt relatif à la route Sorawel–Dourbeye, préparant le terrain pour la signature définitive intervenue en mars 2026 à Yaoundé.

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Les autorités camerounaises et le bailleur saoudien n’ayant pas encore publié de calendrier détaillé des travaux dans les documents rendus publics, les modalités d’exécution — entreprises retenues, phasage des chantiers, et mesures d’atténuation des impacts pendant la période de travaux — n’ont pas été précisées à ce stade

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