Cameroun : levée des scellés sur la dépouille d’Anicet Ekane trois mois après sa mort en détention

Le commissaire du gouvernement auprès du tribunal militaire a ordonné, lundi 23 février 2026, la levée des scellés apposés sur le corps d’Anicet Ekane, une des figures connues de l’opposition camerounaise.

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Cameroun : levée des scellés sur la dépouille d’Anicet Ekane trois mois après sa mort en détention
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Le commissaire du gouvernement auprès du tribunal militaire a ordonné, lundi 23 février 2026, la levée des scellés apposés sur le corps d’Anicet Ekane, une des figures connues de l’opposition camerounaise.

Cette décision judiciaire intervient après le dépôt de deux requêtes introduites par les avocats de la famille. Elle met un terme à plusieurs semaines d’attente, près de trois mois après le décès de M. Ekane.

Anicet Ekane est décédé le 1er décembre 2025 au Secrétariat d’État à la Défense (SED) à Yaoundé, alors qu’il se trouvait dans ce centre de détention, et ce, 38 jours après son interpellation. Ses proches avaient dénoncé des conditions de transfert vers cet établissement jugées opaques et source d’inquiétude.

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La mesure prise le 23 février permet désormais aux représentants légaux de la famille d’accéder au dossier physique entourant la dépouille et d’engager les démarches qui s’imposent. Elle marque un nouvel acte dans la procédure entourant ce dossier sensible.

Réactions et enjeux juridiques

Du côté des proches et des soutiens d’Anicet Ekane, la levée des scellés est perçue comme une première victoire procédurale après des semaines de demandes répétées. Les avocats de la famille avaient multiplié les démarches pour obtenir des éclaircissements sur les circonstances de sa mort et sur les conditions de son placement au SED.

Pour les autorités militaires, la décision revient au représentant du ministère public près du tribunal militaire, chargé de veiller à la régularité des actes liés aux personnes décédées en détention ou sous la garde de l’État. Le geste du 23 février intervient donc dans le cadre d’un protocole judiciaire précis, sans pour autant apporter immédiatement toutes les réponses aux questions soulevées par les proches.

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Sur le plan politique, la disparition d’une personnalité d’opposition en détention continue d’alimenter débats et interrogations au sein de l’opinion publique. Les prochaines étapes — notamment l’examen des pièces remises aux conseils et les suites judiciaires éventuelles — seront scrutées de près par la famille, ses avocats et les observateurs.

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