Burkina Faso : plus de 249 milliards FCFA pour un accès universel à l’énergie

Le Burkina Faso a adopté, lors du conseil des ministres du 19 février, un rapport détaillant des projets énergétiques visant l’accès universel à des services énergétiques modernes, fiables et abordables d’ici 2030. Le portefeuille programmé représente un coût total estimé à 249,32 milliards FCFA (environ 447 millions de dollars) et mobilisera un mélange de financements publics, privés et institutionnels pour renforcer les réseaux, développer des moyens de production à faibles émissions et étendre les connexions aux zones périurbaines.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Burkina Faso : plus de 249 milliards FCFA pour un accès universel à l’énergie
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Le Burkina Faso a adopté, lors du conseil des ministres du 19 février, un rapport détaillant des projets énergétiques visant l’accès universel à des services énergétiques modernes, fiables et abordables d’ici 2030. Le portefeuille programmé représente un coût total estimé à 249,32 milliards FCFA (environ 447 millions de dollars) et mobilisera un mélange de financements publics, privés et institutionnels pour renforcer les réseaux, développer des moyens de production à faibles émissions et étendre les connexions aux zones périurbaines.

Le document, élaboré par le ministère en charge de l’Énergie, des Mines et des Carrières, fixe des priorités opérationnelles et financières auxquelles l’État attache une attention particulière. Outre la définition des projets, le rapport précise les modalités de mobilisation des ressources : contributions du budget national, apports de la Société nationale d’électricité (SONABEL), investissements de promoteurs privés et concours de partenaires techniques et financiers.

Selon le calendrier officiel, l’exécution des chantiers structurants doit débuter en 2026, avec un assemblage de mesures organisées autour de quatre axes principaux : le renforcement des infrastructures de transport et de distribution, la promotion d’une production électrique à faibles émissions de carbone, l’extension de l’accès pour les populations vulnérables des zones périurbaines, et le renforcement des capacités du Bureau des Mines et de la Géologie (BUMIGEB).

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Axes opérationnels, investissements et modalités de financement

Le renforcement du réseau constitue le premier volet concret de la programmation. Le plan prévoit la construction de postes haute tension — notamment des transformateurs HTB 330/90/33 kV et 225/33 kV — au bénéfice de la SONABEL. Ces infrastructures sont destinées à sécuriser les approvisionnements, diminuer les pertes techniques et accompagner l’augmentation de la demande électrique dans les centres urbains et les zones industrielles.

Le deuxième axe vise à faire progresser la part de la production électrique issue de sources à faibles émissions de carbone. Le rapport insiste sur la nécessité de diversifier le mix énergétique pour réduire la vulnérabilité aux variations des prix des combustibles fossiles et pour se conformer aux engagements internationaux en matière de climat. Les mesures comprennent le développement de capacités renouvelables et des mécanismes d’appui aux projets sobres en carbone.

L’accès équitable à l’électricité constitue le troisième objectif opérationnel. Des connexions prioritaires sont prévues pour les ménages des périphéries de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso, avec un ciblage explicite des populations vulnérables afin d’améliorer l’accès aux services de base, de faciliter le développement d’activités génératrices de revenus et d’appuyer les services sociaux locaux.

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Enfin, le renforcement du BUMIGEB figure parmi les actions retenues pour améliorer la gouvernance du secteur extractif et affiner la connaissance des ressources. Le renforcement des capacités institutionnelles doit permettre un encadrement technique renforcé des activités minières et une meilleure articulation avec les besoins énergétiques nationaux.

Le coût global de 249,32 milliards FCFA sera couvert par un panier de ressources associant le budget de l’État, les promoteurs privés, la SONABEL et les partenaires techniques et financiers, avec un démarrage des premiers travaux programmé pour 2026。

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