Burkina Faso ouvre deux centres pour la souveraineté des données
Ouagadougou a accueilli l’inauguration de deux centres de données modulaires, pour un investissement annoncé de 15 milliards de francs CFA (XOF), dans le cadre d’une politique visant la « zéro externalisation des données » de l’administration publique. Ces infrastructures, présentées comme des mini-data centers, offrent une capacité de stockage d’environ 3 000 téraoctets et la prise en charge de plus de 7 000 machines virtuelles connectées.

Ouagadougou a accueilli l’inauguration de deux centres de données modulaires, pour un investissement annoncé de 15 milliards de francs CFA (XOF), dans le cadre d’une politique visant la « zéro externalisation des données » de l’administration publique. Ces infrastructures, présentées comme des mini-data centers, offrent une capacité de stockage d’environ 3 000 téraoctets et la prise en charge de plus de 7 000 machines virtuelles connectées.
Selon les informations rendues publiques, les nouveaux sites doivent permettre de rapatrier l’ensemble des données des administrations qui étaient jusqu’à présent hébergées à l’étranger. L’opération, financée et pilotée par l’État burkinabè, vise à concentrer les données publiques sur des infrastructures nationales afin d’en reprendre le contrôle technique et administratif.
Les deux centres modulaires multiplient par dix la capacité de stockage disponible par rapport au parc existant, d’après les chiffres diffusés lors de la cérémonie d’ouverture. Leur conception modulaire laisse présager une possibilité d’extension et d’adaptation en fonction des besoins des administrations et des exigences de continuité de service.
Capacités techniques et finalités annoncées
Les installations sont décrites comme capables d’héberger quelque 3 000 téraoctets (To) de données et de supporter plus de 7 000 machines virtuelles, ce qui représente une montée en charge significative pour les services publics numériques. Les centres ont été qualifiés de « modulaires », terme qui renvoie à des unités préfabriquées ou aisément extensibles permettant un déploiement plus rapide et une maintenance ciblée.
Le projet a été présenté par les autorités comme la première étape opérationnelle d’une politique de souveraineté numérique destinée à limiter la dépendance aux fournisseurs étrangers d’infrastructures cloud et d’hébergement. À terme, l’objectif annoncé est de regrouper sur le territoire national les données relatives aux administrations, aux systèmes d’information et aux services publics essentiels.
La montée en capacité doit aussi faciliter l’hébergement mutualisé de services informatiques pour les ministères et autres entités publiques, réduire les liaisons transfrontalières pour l’échange et l’accès aux données, et renforcer les mécanismes de sécurité physique et logique sur des serveurs situés sur le sol national. Les responsables ont précisé que chaque ministère disposera d’espaces dédiés pour
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