Burkina : 46 milliards de la BAD pour moderniser les infrastructures de transport

Le gouvernement burkinabè a ratifié, le 19 mars, un accord de prêt conclu avec le Fonds africain de développement (FAD) pour financer le Projet d’appui au secteur des transports (PAST), une opération de 60 millions d’unités de compte, soit 46,14 milliards de FCFA (70,33 millions d’euros), destinée à moderniser les infrastructures de transport du pays.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Economie
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Burkina : 46 milliards de la BAD pour moderniser les infrastructures de transport
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Le prêt a été signé le 9 février dernier avec le guichet concessionnel du groupe de la Banque africaine de développement (BAD). La validation en conseil des ministres matérialise l’engagement financier et ouvre la phase de mise en œuvre administrative et technique du PAST selon les modalités convenues avec le FAD.

Les autorités burkinabè présentent comme objectifs prioritaires du projet le désenclavement des zones rurales, l’amélioration de la mobilité des personnes et des biens, ainsi que le soutien à l’intégration sous-régionale. Le PAST est positionné par le gouvernement comme un instrument pour renforcer la résilience des territoires face aux chocs économiques et climatiques.

Composantes et orientation opérationnelle du PAST

Le PAST se distingue, dans sa conception officielle, par une orientation axée sur la maintenance et la gestion durable des actifs existants plutôt que sur la seule construction de nouvelles routes. Les documents gouvernementaux relatifs au projet détaillent plusieurs axes d’intervention : l’acquisition de cinq brigades d’engins de travaux publics pour renforcer les capacités d’intervention sur le terrain ; la réalisation d’opérations d’entretien périodique destinées à préserver et à améliorer la qualité du réseau routier en service ; et le renforcement des systèmes de programmation et de gestion de la maintenance, identifié comme un point faible des politiques antérieures.

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La formation de techniciens et d’ouvriers figure également parmi les composantes formelles du programme, avec pour objectif déclaré d’assurer l’exploitation des équipements et de favoriser l’emploi local. Le projet inclut en outre la construction et la réhabilitation de garages et d’ateliers de maintenance, jugés indispensables pour assurer la pérennité des investissements matériels et logistiques.

Selon les éléments communiqués par l’exécutif, l’approche adoptée vise à améliorer l’efficacité opérationnelle des interventions routières, en s’appuyant sur des ressources matérielles et humaines renforcées et sur une programmation de la maintenance plus rigoureuse. Les modalités de passation des marchés, le calendrier des livraisons d’équipements et le phasage des travaux doivent être précisées dans les prochaines étapes de mise en œuvre administrative.

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