Birmanie : début de la dernière phase des législatives

Ce dimanche 25 janvier 2026, les bureaux de vote ont ouvert pour la troisième et dernière phase des élections législatives organisées par la junte au pouvoir. Le scrutin se déroule dans un contexte politisé et sous forte surveillance médiatique locale et internationale.

Ousmane Traoré SambaVoir tous ses articles
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Birmanie : début de la dernière phase des législatives
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Ce dimanche 25 janvier 2026, les bureaux de vote ont ouvert pour la troisième et dernière phase des élections législatives organisées par la junte au pouvoir. Le scrutin se déroule dans un contexte politisé et sous forte surveillance médiatique locale et internationale.

Les opérations de vote ont débuté aux alentours de 6h, heure locale, soit vers 23h30 GMT la veille, selon des journalistes de l’AFP présents à Mandalay, la deuxième ville du pays. Les images et dépêches envoyées depuis plusieurs circonscriptions témoignent de l’ouverture des bureaux dans la matinée et du démarrage des procédures de vote habituelles.

Le parti pro-junte apparaît largement favori dans cette dernière étape du scrutin, organisée cinq ans après le coup d’État qui a placé l’armée à la tête de l’État. Des observateurs occidentaux ont dénoncé ces élections, considérant qu’elles servent de manœuvre pour prolonger la mainmise de l’armée sur le pouvoir, affirmation relayée dans plusieurs communiqués et analyses publiés depuis le lancement du processus électoral.

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Déroulement de la troisième phase et modalités de vote

La troisième phase concerne des circonscriptions restées à traiter après les deux premières étapes du calendrier électoral. Les autorités en charge de l’organisation ont maintenu les horaires d’ouverture habituels et les procédures administratives établies pour le vote, incluant l’identification des électeurs et la sécurisation des bureaux. Des journalistes sur place ont notamment observé l’installation des urnes et la présence d’agents chargés de superviser le bon déroulement du scrutin.

À Mandalay, les opérations se sont ouvertes sans incident majeur signalé par les reporters de l’AFP. Cependant, les informations disponibles ne permettent pas de dresser un panorama complet et uniforme de la situation dans l’ensemble des circonscriptions concernées par cette phase finale. Les autorités électorales n’ont pas diffusé de bilan provisoire centralisé au moment des premières constatations médiatiques.

Réactions internationales et enjeux politiques

Des observateurs occidentaux ont critiqué le calendrier et la manière dont se tiennent ces élections, estimant qu’elles visent à légitimer une prolongation du contrôle militaire sur les institutions. Ces critiques soulignent notamment le contexte post-coup d’État et les restrictions politiques et civiles qui peuvent affecter la compétition électorale.

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Pour les partisans du pouvoir en place, ces législatives constituent une étape institutionnelle destinée à rétablir un cadre parlementaire et à consolider les organes gouvernementaux. Pour les opposants et une partie de la communauté internationale, le scrutin est perçu comme insuffisant pour assurer une représentation pluraliste et une alternance démocratique effective.

Les résultats définitifs et l’impact réel de cette troisième phase sur la composition de l’assemblée législative ne seront connus qu’après dépouillement et publication officiels des chiffres, attendus au fur et à mesure de la clôture des bureaux et des remontées administratives.

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