Bénin: voici les charges retenues contre le journaliste Hugues Sossoukpè
Le journaliste et web activiste béninois Hugues Comlan Sossoukpè est désormais fixé sur les faits qui lui sont reprochés.

Le journaliste et web activiste béninois Hugues Comlan Sossoukpè est désormais fixé sur les faits qui lui sont reprochés.
À la suite de son passage ce lundi 14 juillet 2025 devant la commission d’instruction de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), plusieurs chefs d’accusation ont été officiellement retenus contre lui.
Selon les informations recueillies, il est poursuivi pour incitation à la haine et à la violence, harcèlement par voie électronique, incitation à la rébellion et apologie du terrorisme. Des accusations lourdes qui, selon le parquet spécial, découlent de contenus publiés et diffusés par le mis en cause sur ses plateformes numériques ces derniers mois.
Les autorités judiciaires évoquent des déclarations publiques jugées subversives, ainsi que des commentaires sur des événements liés à la sécurité nationale. Le parquet estime que certains de ses propos auraient contribué à alimenter des tensions sociales, attenter à la cohésion nationale et encourager des actes hostiles envers les forces de l’ordre.
Pour sa part, la défense conteste la base légale des poursuites. Les avocats de Hugues Comlan Sossoukpè dénoncent une procédure entachée d’irrégularités et rappellent que leur client est titulaire d’un statut de protection internationale, ce qui aurait dû exclure toute interpellation sans concertation préalable avec les instances compétentes.
La mise en détention provisoire de l’activiste, décidée ce lundi, s’inscrit dans la suite d’une affaire hautement médiatisée, qui suscite des réactions tant au Bénin qu’à l’international. Des organisations comme Reporters sans frontières ont exprimé leur inquiétude quant au respect des droits fondamentaux et des garanties judiciaires dans ce dossier.
Au cours des auditions de ce lundi, les avocats du mis en cause ont adressé une demande de mise en liberté provisoire ou au pire des cas une mise sous convocation de leur client. Mais à l’issue des audiences, un mandat de dépôt a été décerné contre lui.
Le journaliste avant son audition était détenu à la prison civile de Ouidah. Son lieu de détention peut connaitre de changement.
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