Bénin – Sida et maladies épidémiques dans l’Atacora: le DP de la santé tire la sonnette d’alarme

Dans une interview accordée, ce lundi, à l’Agence Bénin Presse (ABP), le directeur départemental de la santé de l’Atacora, Dr Jacob Namboni, a déploré les difficultés de communication en termes de santé, avec certaines populations du Bénin, notamment à Kouaténa, dans l’arrondissement de Perma, et dont la conséquence directe est la propagation de plusieurs maladies, dont le Vih/Sida, avec un taux de prévalence très élevé.

Eric Toupe (Stag)Voir tous ses articles
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Bénin – Sida et maladies épidémiques dans l’Atacora: le DP de la santé tire la sonnette d’alarme
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Au nombre des maladies prioritaires, qui déciment les habitants des localités de Perma, zone où on extrait de l’or, le directeur départemental de la santé a énuméré les traumatismes avec blessures ou morts et des Maladies sexuellement transmissibles (MST), dont le VIH/Sida. « Nous avons un taux qui va jusqu’à 50, 60% parfois, des cibles que nous avons dépistées », a illustré Dr Jacob Namboni, cité par l’Agence Bénin presse (ABP).

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Le directeur départemental de la santé de l’Atacora a aussi répertorié des maladies à potentiel épidémique, à commencer par la Covid-19. « Il est difficile d’amener cette population à observer le minimum de comportements. Les conditions d’hygiène sont à désirer à ce niveau, donc des cas de diarrhée chez les enfants, de paludisme chez les enfants, et les femmes enceintes sont constamment observés », a indiqué le DDS, selon la même source.

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En dehors de ce constat amer, Dr Jacob Namboni a également évoqué des maladies infectieuses, la gale et d’autres maladies de la peau, des grossesses non désirées avec leurs corolaires. « Au niveau de Kouaténa, par exemple, tout ce qui se fait n’est pas sain, la vie est à la dérive, les gens sont drogués, autant de choses qui font qu’il est difficile de faire passer un message ou une communication », a fustigé le DDS. Autrement, précise-t-il, « comme les autres localités, situées à au moins 5 kilomètres d’un centre de santé, elle (Kouaténa, Ndlr) bénéficie de tout le paquet minimum, à travers une stratégie avancée ».

« Ce n’est pas une population que nous avons abandonnée, parce que si on la néglige, elle se mélange avec la population globale, donc on s’occupe autant que possible à offrir à cette population, le paquet minimum de soins qu’une population doit avoir, mais ce sont des difficultés », a conclu Dr Jacob Namboni.

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