Bénin: la réforme du système partisan est un échec total selon Jacques Ayadji
Les fruits ont-ils tenu la promesse des fleurs dans la réforme du système partisan conduite à pas de charge depuis 2018 ? La réponse est non. C’est du moins l’avis de l’ex-syndicaliste Jacques Ayadji qui estime qu’en dehors de la réduction du nombre de partis politiques, la réforme est un échec total.

L’un des échecs qu’on peut mettre à l’actif du régime de la rupture est celui de la réforme du système partisan. C’est du moins l’avis exprimé par le président du parti Mouvement des Élites Engagées pour l’Émancipation du Bénin (Moele-Bénin), Jacques Ayadji, qui a fait une sortie médiatique le week-end écoulé.
Au cours de cette sortie médiatique, Jacques Ayadji s’est prononcé sur les réformes politiques entamées en 2018 sous le vocable de « réforme du système partisan ». Dans son développement, l’ex-syndicaliste a affirmé que rien n’a marché dans cette réforme.
« Rien n’a changé. Ce que nous avons gagné dans la réforme du système partisan, et je l’ai dit à d’autres occasions, pour faire mille pas, il faut déjà en faire le premier, le deuxième… Le premier pas positif que nous avons fait dans cette marche est la réduction du nombre de partis politiques. D’une centaine de partis politiques, aujourd’hui, nous sommes moins de 20 ; ça c’est un pas de gagné mais en dehors de ça, tout le reste-là, rien du tout », a affirmé l’acteur politique.
Selon lui, les hommes étant les mêmes et les habitudes ayant la peau dure, le Bénin a encore du chemin à faire. Ainsi, en dehors de la réduction du nombre de partis politiques, toutes les autres attentes qui ont conduit à la réforme du système partisan n’ont pas été comblées.
Selon Jacques Ayadji, actuellement, il y a deux catégories de partis politiques au Bénin. La première catégorie est constituée des partis politiques qui ne veulent pas que les choses changent et qui surfent sur la misère du peuple comme un fonds de commerce pour accéder au pouvoir. Dans cette catégorie, il y a des partis politiques qui pensent que tout ce qui se fait dans le pays est bon et qui applaudissent tout.
Face à cette catégorie, précise Jacques Ayadji, il y a Moele-Bénin qui est dans le peuple, qui se soucie de l’avenir du peuple et qui travaille jour et nuit pour son bien.
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