Au Niger, quel bilan après un an de la charte de la Refondation

À la veille du premier anniversaire de la Charte de la Refondation, le président nigérien, le général d’armée Abdourahamane Tiani, a livré un message à la Nation retraçant douze mois de gouvernance. Diffusé en direct sur les antennes publiques, cet exposé d’une trentaine de minutes a dressé un bilan des avancées institutionnelles, sécuritaires et socio-économiques présentées comme des jalons de la « souveraineté véritable » promue par les autorités.

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Politique
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Au Niger, quel bilan après un an de la charte de la Refondation
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La Charte, adoptée le 26 mars 2025 à l’issue des Assises nationales, a été au centre du propos présidentiel. Selon l’exposé, la période écoulée a permis l’installation des organes prévus par le texte constitutionnel transitoire et la définition d’un « nouveau contrat politique » entre les dirigeants et les citoyens, fondé sur la reddition des comptes et la primauté du droit.

Tiani a mis en avant la réaffirmation de la souveraineté comme fil conducteur : maîtrise des ressources naturelles, recentrage des politiques de défense et sortie de la présence de forces étrangères sur le territoire, selon le récit officiel. Il a également salué la mobilisation populaire observée lors de ses tournées régionales et a appelé les responsables publics à gouverner avec « probité, transparence et efficacité ».

Bilan sectoriel : sécurité, services, industrie et diplomatie

Sur le plan sécuritaire, le chef de la transition a rendu hommage aux Forces de défense et de sécurité (FDS) et affirmé que l’armée nigérienne avait repris l’initiative opérationnelle. Il a évoqué la conduite autonome d’opérations sur le terrain, les récents succès militaires et la mise en place d’une stratégie assumée par les autorités nationales.

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En matière de gouvernance, l’allocution a insisté sur la redevabilité des dirigeants. Le gouvernement a été chargé de présenter, « dans les prochains jours », des éléments chiffrés destinés à expliciter les progrès et les contraintes, selon la formulation présidentielle.

Le secteur social et les services publics font l’objet de mesures concrètes citées par Tiani à savoir recrutement en cours de plus de 11 000 contractuels dans l’éducation et projet d’engagement de 6 000 agents de santé soumis à la disponibilité financière ; construction de classes, amphithéâtres et centres de santé ; dotations en matériel médical.

Parmi les dispositifs à impact signalés figurent des mesures de maintien ou de réduction des prix — ciment, prix à la pompe, frais médicaux — et le Programme Grande Irrigation (PGI), présenté comme ayant accru la disponibilité des denrées vivrières sur les marchés nationaux. Le président a estimé que l’agriculture doit être considérée comme une base du développement économique, appuyée par des actions de transformation et de commercialisation.

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Le volet industriel a été illustré par l’homologation de 64 unités productives, génératrices de plus de 7 000 emplois, en secteurs agroalimentaire et métallurgique notamment. Dans le secteur des ressources, le discours a rappelé la nationalisation de l’uranium et la poursuite de sa production sous contrôle nigérien.

Sur le plan diplomatique, le gouvernement a obtenu l’accréditation de 26 ambassadeurs et ouvert quatre nouvelles représentations à l’étranger. Le président a aussi détaillé la coopération renforcée au sein de la Confédération des États du Sahel (AES) : entre autres réalisations, la création de la Banque d’Investissement de la Confédération (BCID-AES) et le lancement, en décembre dernier, de la Force Unifiée (FU-CAES) comme éléments structurants de la coopération régionale

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