Amérique : les armes utilisées pour frapper l’Iran

Samedi, Business Insider a reçu d’un responsable américain, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, l’information que l’armée des États-Unis avait frappé des objectifs en Iran en combinant tirs de missiles et missions de drones, tout en s’appuyant sur ses principaux systèmes de défense antimissile pour protéger ses bases au Moyen‑Orient des ripostes.

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Amérique : les armes utilisées pour frapper l’Iran
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Samedi, Business Insider a reçu d’un responsable américain, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, l’information que l’armée des États-Unis avait frappé des objectifs en Iran en combinant tirs de missiles et missions de drones, tout en s’appuyant sur ses principaux systèmes de défense antimissile pour protéger ses bases au Moyen‑Orient des ripostes.

Le même responsable a indiqué que des bâtiments de guerre américains avaient tiré des missiles de croisière Tomahawk contre des cibles iraniennes et que des unités au sol avaient employé le système d’artillerie HIMARS. Il a ajouté que des drones et d’autres armes de précision non précisées avaient également été mobilisés lors d’attaques menées depuis la mer, la terre et l’air, opérations conjointes ayant débuté samedi matin.

En représailles aux frappes américaines réalisées en coordination avec Israël, l’Iran a lancé plusieurs salves de missiles visant des points à travers la région, notamment d’importantes bases américaines au Qatar, à Bahreïn, au Koweït et aux Émirats arabes unis. Pour contrer ces tirs, des systèmes sol‑air MIM‑104 Patriot et des batteries THAAD ont été employés, tandis que des bâtiments de l’US Navy ont tiré des intercepteurs Standard.

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Réponses régionales et bilatérales

Un nombre non précisé de missiles iraniens a été intercepté selon un responsable américain, qui a ajouté qu’aucune atteinte majeure aux installations américaines ni de victime américaine n’avait été signalée. De son côté, Bahreïn a affirmé qu’une importante base navale américaine avait été touchée.

Plusieurs autres pays de la région ont confirmé avoir abattu des missiles iraniens, dont le Qatar, qui accueille la plus grande base militaire américaine au Moyen‑Orient. Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a déclaré que des avions britanniques étaient en vol dans le cadre d’opérations défensives coordonnées.

Un responsable israélien a déclaré à Business Insider avoir connaissance de « quelques dizaines » de missiles iraniens tirés jusqu’à présent, précisant que Téhéran avait procédé à plusieurs salves au cours des dernières heures.

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Le président Donald Trump a annoncé samedi le lancement d’« opérations de combat majeures » en Iran, expliquant que cette décision intervenait après l’échec des négociations visant à limiter les capacités nucléaires et militaires de Téhéran. Cette annonce a suivi de peu une déclaration du gouvernement israélien faisant état d’une frappe « préventive » contre l’Iran.

Les frappes ont impliqué des moyens terrestres, aériens et navals américains, en coordination avec des avions de chasse israéliens. Le Royaume‑Uni, malgré la présence de moyens militaires dans la région, n’a pas participé aux opérations offensives.

Il s’agit de la deuxième action militaire directe des États‑Unis contre l’Iran en moins d’un an : en juin 2025, les forces américaines avaient bombardé des installations nucléaires iraniennes lors de l’opération dite « Midnight Hammer ».

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Ces dernières semaines, les États‑Unis ont massivement déployé des forces au Moyen‑Orient et en Méditerranée orientale. Ce dispositif comprend plus d’une douzaine de navires de guerre, dont deux porte‑avions, ainsi que des centaines d’appareils de chasse et d’avions de soutien, déploiement intervenu alors que Donald Trump laissait entendre la possibilité de nouvelles frappes.

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