Amadou Coulibaly : « Il n’y a pas de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire »
Le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, a rejeté mercredi l’existence de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, une affirmation régulièrement avancée par certains responsables de l’opposition. Il s’exprimait à l’issue du Conseil des ministres.

Le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, a rejeté mercredi l’existence de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, une affirmation régulièrement avancée par certains responsables de l’opposition. Il s’exprimait à l’issue du Conseil des ministres.
« Il n’y a pas de prisonniers politiques dans notre pays. Je n’adhère pas à cet élément de langage », a-t-il déclaré devant la presse. Selon le porte-parole du gouvernement, les personnes actuellement détenues le sont pour des infractions de droit commun, notamment des troubles à l’ordre public et des actes de vandalisme.
Il a cité, entre autres, des cas de destruction de véhicules, d’incendie de bus ou encore des tentatives d’attaque contre une usine de production de gaz, des actes qui auraient pu mettre en danger les populations vivant à proximité. Pour Amadou Coulibaly, ces faits ne peuvent être assimilés à des opinions politiques. « Ce sont des personnes qui ont commis des délits et qui se sont retrouvées en prison pour cela », a-t-il insisté, appelant à clarifier le débat sur cette question.
Interrogé sur d’éventuelles libérations de détenus, le ministre a indiqué ne pas disposer d’informations précises à ce sujet. Il a toutefois rappelé que la justice peut accorder, dans certains cas, des libertés conditionnelles. « Je ne connais pas les conditions dans lesquelles certaines personnes auraient été libérées, donc je ne peux pas me prononcer là-dessus », a-t-il déclaré.
Le ministre a enfin réaffirmé l’engagement du gouvernement à respecter l’État de droit, soulignant que toute affaire portée devant la justice suit son cours jusqu’à son terme. Par cette déclaration, l’exécutif entend répondre aux accusations de détentions politiques et réaffirmer que les procédures engagées relèvent, selon lui, strictement du cadre légal.
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