17 millions USD pour renforcer l’agriculture résiliente
La Banque africaine de développement (BAD) et l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) ont conclu un accord de don de 16,61 millions de dollars pour financer la troisième phase du programme Technologies pour la transformation de l’agriculture africaine (TAAT‑III), visant à diffuser des technologies agricoles résistantes au climat et à moderniser les systèmes semenciers au profit de millions d’exploitants agricoles sur le continent.

La Banque africaine de développement (BAD) et l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) ont conclu un accord de don de 16,61 millions de dollars pour financer la troisième phase du programme Technologies pour la transformation de l’agriculture africaine (TAAT‑III), visant à diffuser des technologies agricoles résistantes au climat et à moderniser les systèmes semenciers au profit de millions d’exploitants agricoles sur le continent.
Lancée en 2018, l’initiative TAAT a pour objectif d’accélérer l’adoption d’innovations agronomiques et variétés améliorées afin d’augmenter les rendements et d’atténuer les impacts des aléas climatiques. Les bilans des premières phases montrent des gains de productivité notables dans plusieurs pays et filières, ainsi qu’une large diffusion de pratiques améliorées sur des surfaces importantes.
Parmi les résultats souvent cités par les opérateurs du programme, l’exemple du Nigeria et de son Wheat Compact illustre une progression significative des rendements, passés de 1,7 à 3,5 tonnes par hectare pour certaines variétés adoptées. À l’échelle continentale, TAAT a contribué à l’extension de pratiques et technologies sur plus de 35 millions d’hectares et a soutenu des réformes nationales visant à faciliter l’accès aux semences certifiées.
Axes d’intervention et mécanismes de mise en œuvre
La phase III se présente comme une montée en puissance axée sur la durabilité et la pérennisation des acquis. Le financement consenti par la BAD au profit de l’IITA doit permettre de renforcer les capacités de distribution des technologies et des semences, en particulier par l’intégration d’acteurs du secteur privé dans les chaînes de valeur. Le recours à des partenaires commerciaux est identifié comme clé pour assurer la disponibilité et l’accessibilité des intrants au-delà des interventions publiques.
Parmi les leviers opérationnels mentionnés, l’appui aux systèmes semenciers occupe une place centrale : il s’agit d’améliorer la multiplication et la certification des semences, d’optimiser les mécanismes logistiques et de stimuler les réformes réglementaires qui facilitent la mise sur le marché de variétés adaptées aux contextes locaux. Le programme met également l’accent sur l’utilisation d’outils numériques pour surveiller la diffusion des innovations et pour fournir des informations agronomiques en temps réel aux producteurs.
Les responsables de la BAD et de l’IITA soulignent que TAAT‑III s’appuie sur les enseignements tirés des phases précédentes pour mieux aligner ses interventions sur les stratégies nationales d’investissement agricole. L’un des objectifs opérationnels affichés consiste à stabiliser les approvisionnements alimentaires en période de crise en renforçant la résilience des systèmes de production et de distribution.
Selon les documents officiels, la nouvelle étape du programme vise à toucher 14 millions d’agriculteurs supplémentaires répartis dans 37 pays bénéficiaires du Fonds africain de développement, en privilégiant les technologies adaptées aux contraintes climatiques et aux besoins des filières stratégiques



